‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 134 sur 167 · LES INFINIMENT PETITS · texte numérisé non relu

LES INFINIMENT PETITS

LA GÉRONTOCRATIE.

Alt: Akisl Jadis on grand prophète.

J'ai foi dans la sorcellerie.

Or, un grand sorcier l'autre soir

M'a fait voir de notre patrie

Tout l'avenir dans un miroir.

Quelle image désespérante !

Je vois Paris et ses &ubourgs :

Nous sommes en dix-neuf cent trente ,

Et les barbons régnent toujours.

Un peuple de nains nous remplace ^ Nos petits-fils sont si petits , Qu'avec peine dans cette glace , Sous leurs toits je les vois blottis.

La France est Fombre du fantôme De la France de mes beaux jours.

Ce n'est qu'un tout petit royaume ; Mais les barbons régnent toujours.

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LES INFINIMENT PETITS. Siy

Combien d'Imperceptibles -êtres!

De petits jésuites bilieux !

De milliers d'autres petits prêtres Qui portent de petits bons dieux !

Mais les barbons régnent toujours.

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