‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 158 sur 167 · L'ANGE GARDIEN · texte numérisé non relu

L'ANGE GARDIEN

Ne ae môle de mariage.

Tout comipté, je ne vous dois rien :

Bon ange j adieu ; portez- vous bien.

Vieillard , affranchi de regrets , Au terme heureux enfin atteins*je ?

Oui , dit Fange , et je tiens tout prêts De rhuile , un prêtre et du vieux linge. Tout compté , je ne vous dois rien :

Bon ange, adieu; portez-vous bien.

De l'enfer serai-je habitant , Ou droit au ciel veut-on que j'aille ? Oui , dit l'ange; ou bien non, pourtant Crois-^moi, tire à la courtç paille^ Tout compté y je ne vous dois rien :

Bon ange, adieu; portez-vous bien.

Ce pauvfe diable ainsi parlant Mettait en gatté tQut Thospice.

U étemue , et , s'envolant , L'ange lui dit : Dieu te bénisse !

Tout compté, je ne vous dois rien :

Bon ange , adieu ; portez- vous bien.

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