‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 160 sur 167 · H LÀ MOUCHE · texte numérisé non relu

H LÀ MOUCHE

C'est la Raison qui vient me dire :

« A ton âge on vit en reclus.

« Ne bois plus tant, cesse de rire y « Cesse d'aimer, ne chante plus. »

Ainsi son beffroi toujours sonne ' Aux lueurs des feux les plus doux.

Ne souffrons point qu'elle bourdonne , Qu'elle bourdonne autour de nous.

C'est la Raison ; gare à Lisette !

Son dard la menace toujours.

Dieux ! il perce la collerette :

Le sang coule ! accourez , Amours l- Amours, poursuivez la félonne ; Qu'elle expire enfin sous vos coups.

Ne soufirons point qu'elle bourdomie , Qu'elle bourdonne autour de nous.

Victoire ! amis , elle se noie Dans Tai que lise a versé.

Victoire ! et qu'aux mains de la Joie Le sceptre enfin soit replacé.

Un souffle ébranle sa couronne ; Une mouche nous troublait tous.

Ne craignons plus qu'elle bourdonne , Qu'elle bourdonne autour de nous.

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