LES SCIENCES
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Fatigué des clartés confuses Qui m'ont égaré bien souvent , J'allais bannir amour et muses ; J'allais vouloir être savant.
Mais quoi ! pour une ame incertaine La science est d'un vain secours.
Gardons Lisette et La Fontaine ; Muses , restez ; restez , Amours.
La nature était mon Arfnide ; Dans ses jardins j'errais surpris :
Mais un chimiste moins timide « Règne en vainqueur sur leurs débris.
Dans son fourneau rien qu'il ne jette ; Des gaz il poursuit le concours.
Ma fée y perdrait sa baguette :
Muses , restez ; restez , Amours.
KjG LES SCIENCES.
J'ai re^t aux contes de vieille Quand un docteur dit qu'à sa voix I^s morts lui viennent à Foreille De la vie expliquer les lois.
De la lampe il voit la matière , I^s ressorts , le fond , les contours ; Je n'en veux voir que la lumière :
Muses y restez ; restez , Amours.
Enfin aux calculs qu'on entasse Si les cieux n'obéissaient pas :
Plus d'une erreur passe let repasse Entre les branches d'un compas.
Un siècle a changé ta physique ; Nos temps sont féconds en retours.
Je crains que le soleil n'abdique :
Muses , restez ; restez , Amours.
Enivrons-nous de poésie , Nos cœurs n'en aimeront que mieux ; Elle est un reste d'ambroisie Qu'aux mortels ont laissé les dieux.
Quel est sur moi le froid qui tombe?
C'est le froid du soir de mes jours.
Promettez un rêve à ma tombe :
Muses y restez ; restez , Amours.
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CHA-NSOIS
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Mil.
Air (1 Agéline (dcWiLBBu).
Dans ce Paris plein d'or et de misèi^ , £11 Taii du Chi^t mil sept cent quatre-vingt , Chez un tailleur, mon pauvre et vieux grand-fière, Moi nouveau-né, sachez ce qui m^advint.
Rien ne prédit ia gloire d'un Orphée A mon berceau , qui n était pas de fleurs : Mais mou grand-père , accourant à mes pieut s ^ Me trouve un jour dans les bras d'une fée : Et cette fée , avec de gais refrains, ) , .
Calmait le cri de mes premiers chagrins. )
Le bon vieillard lui dit , Famé inquiète : « A cet enfant quel destin est promis ? n Elle répond : « Vois^Ie , sons ma baguette , M Garçon d'auberge , imprimeur et commis, tt Un coup de foudre ajoute à mes présages ' : « Ton fils atteint va périr consumé ; « Dieu le regarde , et Toiseau ranimé ce Vole^en chantant braver d'autres orages. » Et puis la fée , avec de gais refrains , Calmait le cri de mes premiers chagrins.
« Tous les plaisirs , sylphes de la jeunesse , « Éveilleront sa lyre au sein des nuits, a Au toit du pauvre il répand l'allégresse ; « A l'opulence il sauve des eiuiuis, « Mais quel spectacle attriste son langage ? c( Tout s'engloutit , et gloire et Uberté ; « Comme un pécheur qui rentre épouvanté^ « 11 vient au port raconter leur naufrage, v Et puis la fée , avec de gais refrains , Calmait le cri de mes premiers chagrins.
Le vieux tailleur s'écrie : « Eh quoi ! ma fille « Ne m'a donné qu'un faiseur de chansons ! « Mieux jour et nuit vaudrait tenir l'aiguille