‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 82 sur 167 · L'auteur fut frappé de la foudre dans sa Jeunesse · texte numérisé non relu

L'auteur fut frappé de la foudre dans sa Jeunesse

a Que, faible écho, mourir en de vains sons. » •

« Va , dit la fée , à tort tu t'en alarmes ;

ft De grands talents ont de moins beaux succès.

« Ses chants légers seront chers aux Français ,

« Et du proscrit adouciront les larmes. »

Et puis la fée , avec de gais refrains ,

Calmait le cri de mes premiers chagrins.

Amis , hier j'étais faible et morose ,'

L'aimable fée apparaît à mes yeux.

Ses doigts distraits effeuillent une rose ;

Elle me dit : « Tu te vois déjà vieux.

<f Tel qu'aux déserts parfois brille un mirage ' ,

« Aux cœurs vieillis s'offre un doux souvenir.

« Pour te fêter tes amis vont s'unir :

« Long-temps près d'eux revis dans un autre âge. »

Et puis la fée , avec ses gais refrains ,

Comme autrefois dissipa mes chagrins.

1. Les effets fan tastiqaes du mirage trompent les yeux du voyageur Jonque dans le« sables du désert; il croit voir devant lui des forêts, des lacs, des ruisseaux , etc.

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