‹ Œuvres complètes de P.-J. de Béranger (volume 3)Chapitre 88 sur 167 · LA MAISON DE SANTÉ · texte numérisé non relu

LA MAISON DE SANTÉ

A MADAME G*«.«-.y

POUR I.A SAXirr-JKAN, JOUR DE SA FF.TE.

Air du Ménase du Garçon.

Naguère en un royal hospice J'allai subir les soins de l'art ; Ësculape me fut propice , Je bénis cet heureux hasard, {bis) Mais l'Amitié, toujours craintive , Me dit : « Point de sécurité !

Un quiproquo bien vite arrive.

Change de maison de santé. » ( bis, )

A R elle me transporte ;

Je me sens mieux en avançant.

La Bienfaisance est sur la porte , Le Malheur salue en passant.

ai2 LA MAISON DE SANTE.

Là Jeannette est supérieure , Et le ciel fit de sa bonté La lampe qui brûle à toute heure Dans cette maison de santé.

Molière a terminé sa vie Entre deux sœurs de charité.

Or y quand Jeanne fait œuvre pie , C'est un rendu pour un prêté.

De Thalie elle fut tourière Avec talent , grâce et beauté , Et la suivante de Molière Fonde lUie maison de santé.

L'Amitié seule y donne place :

Moi j j'en ai fait mon HoteUDieu.

Infirmiers , remplissez ma tasse ; C'est aujourd'hui le saint du lieu.

Quand il s'agit de fêter Jeanne y Mon seul régime est la gaité.

Je veux m'enivrer de tisane Dans cette maison de santé.

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