‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 114 sur 199 · II. au · texte numérisé non relu

II. au

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Lu, ilans un riclic appurloineiil ,

Mes mains deviennent des plus l)lanclies ; Grâce à l'or de mon jeune amant,

Là, tons mes jours sont des dimanclies; Mais, par trop d'amour emporte,

Il meurt. Ah! pour moi (|uel veuvage!

Aies |)leurs respectent ma beauté;

Kt je monte au deuxième étage.

lii, je trompe un vieux duc et pair Dont le neveu louche mon à me ;

Ils ont d’un fi-u payé bien cher.

L’un la cendre et l’autre la flamme.

Vient un danseur; nouveaux amours!

Im noblesse alors déménage.

.Mon miroir me sourit toujours;

Et je monte au troisième étage.

Là, je plume un bon gros Anglais,

Qui me croit et veuve et l)aronnc;

Puis deux linanciers vieux et laids; .Même un prélat. Dieu me pardonne!

.Mais un escroc que je chéris ■Me vole en parlant mariage.

Je i)ords tout; j'ai des cheveux gris.

Et je monte encore un étage.

Au (piatriènie, autre métier.

Des nièces sont nécc^ssaires;

Nous scandalisons le (piarlier,

Nous nous nuxpions des conmiissaircs.

DE BÉRANÜEU.

Mangeant mon pain à la vapeur, Des plaisirs je fais le ménage.

Trop vieille enfin Je leur fais |)cur, Et je monte au cinquième étage.

Dans la mansarde me voilà,

.Me voilà pauvre balayeuse.

Seule et sans feu, je finis là .Ma vie au printemps si joyeuse.

Je conte à mes voisins surpris .Ma fortune à différents âges,

Et j’en trouve encor des débris En balayant les cinq étages.

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