II. au
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Lu, ilans un riclic appurloineiil ,
Mes mains deviennent des plus l)lanclies ; Grâce à l'or de mon jeune amant,
Là, tons mes jours sont des dimanclies; Mais, par trop d'amour emporte,
Il meurt. Ah! pour moi (|uel veuvage!
Aies |)leurs respectent ma beauté;
Kt je monte au deuxième étage.
lii, je trompe un vieux duc et pair Dont le neveu louche mon à me ;
Ils ont d’un fi-u payé bien cher.
L’un la cendre et l’autre la flamme.
Vient un danseur; nouveaux amours!
Im noblesse alors déménage.
.Mon miroir me sourit toujours;
Et je monte au troisième étage.
Là, je plume un bon gros Anglais,
Qui me croit et veuve et l)aronnc;
Puis deux linanciers vieux et laids; .Même un prélat. Dieu me pardonne!
.Mais un escroc que je chéris ■Me vole en parlant mariage.
Je i)ords tout; j'ai des cheveux gris.
Et je monte encore un étage.
Au (piatriènie, autre métier.
Des nièces sont nécc^ssaires;
Nous scandalisons le (piarlier,
Nous nous nuxpions des conmiissaircs.
DE BÉRANÜEU.
Mangeant mon pain à la vapeur, Des plaisirs je fais le ménage.
Trop vieille enfin Je leur fais |)cur, Et je monte au cinquième étage.
Dans la mansarde me voilà,
.Me voilà pauvre balayeuse.
Seule et sans feu, je finis là .Ma vie au printemps si joyeuse.
Je conte à mes voisins surpris .Ma fortune à différents âges,
Et j’en trouve encor des débris En balayant les cinq étages.