‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 124 sur 199 · I.e peuple à nous s’intéres.se · texte numérisé non relu

I.e peuple à nous s’intéres.se

Il est de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis;

(3ui, le peuple est partout, partout de nos amis.

Quoi! l’on veut qu’uni de langages Aux mêmes lois longtemps soumis.

Tout peuple qu’un traité partage Forme deux peuples d’ennemis.

Non; grtke à notre peine.

Ils ne vont pas en vain Filer la même laine.

Sourire au même vin.

^lalheur! malheur aux commis!

A nous, l)onhour et richesse!

Le peuple à nous s’intéresse :

Il est de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis;

Oui, le peuple est partout, partout de nos amis.

A la frontière où l’oiseau vole.

Rien ne lui dit ; Suis d’autres lois.

L’été vient tarir la rigole Oui sert de limite à deux rois.

CHAiSSO^iS

Prix du san" qu’ils répandent,

L'i, leurs dmits sont perçus.

(]cs bornes qu’ils défendent.

Nous sautons par-dessus.

Malheur! malheur aux commis!

\ nous, Iwnheur et richesse!

Le peuple à nous s’intéresse :

Il est de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis;

Oui, le peuple est partout, partout de nos amis.

Ün nous chante dans nos campagnes.

Nous, dont le fusil redouté.

En frappant l’écho des montagnes Peut réveiller la liberté.

Quand tombe la patrie Sous des voisins altiers,

■Mourante elle s’écrie :

A moi, contrebandiers!

.Malheur! malheur aux commis!

A nous, lK)nheur et richesse!

Ix peu|)le à nous s'intéresse :

Il est de nos amis.

Oui, le peuple est partout de nos amis;

Oui, le peuple est partout, partout de nos amis.

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