‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 130 sur 199 · leinps, au l)ruit des R'Ies enivrantes · texte numérisé non relu

leinps, au l)ruit des R'Ies enivrantes

Rilpait, râpait l’hahit du rliansonnier.

Venait l’hiver : le lx)is manquait à l’âtre; l.a vitre, au nord, étincelait de fleurs;

Il grelottait, niais sa muse folâtre,

Du pauvre peuple allait sécher les pleurs.

De l’œil des rois on a compté les larmes;

Les yeux du peuple en ont trop pour cela :

I.a France alors pleurait l’éclat des armes Et les grandeurs dont le coure l’ébranla.

Ta voix, Ennile, évoquant notre histoire.

Du cabaret ennoblit les échos ;

(]’était l’asile où se cachait la gloire :

Le pauvre peuple aime tant les héros!

Bien jeune, hélas! il descend dans la fosse. Je l’ai conduit où vieux j’irai demain. Chantant au loin, des buveurs à voix faus,s(! Aux noirs pensers m’arrachaient en chemin. C'étaient ses chants que disait leur ivresse. Chants que leurs fds sauront bien rajeunir. De son jiassagc est-il un roi qui lais.se ■Vu pauvre peuple un si doux souvenir?

De sa famille allégez l’indigence;

Riches et grands, achetez ce recueil.

tant d’esprit passez la négligence :

.\h! du talent le besoin est l’écueil.

CH\^Sü^S

N(“ soyez point ingrats pour nos iiui»;tt('s Songez aux maux que nous adouciss<ms.

Pour s'en tenir au lot cpic vous lui faites Le pauvre peujjle a Imsoin de chansons.

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