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Puis vous aurez baisemains et parades,
Discours et vers, feux d’artifice et fleurs;
Puis force gens qui se disent malades Dès qu’un bobo cause au roi des douleurs. Bonnet de pauvre et royal diadème Ont leur vermine : un dieu fit celte loi.
Les courtisans rongent l’orgueil suprême.
Faites un roi, morbleu! faites un roi;
Faites un roi, faites un roi.
Chez vous pleuvront laquais de toute sorte; Juges, préfets, gendarmes, espions;
.Nombreu.x soldats pour leur prêter main-forte; Joie à brûler un cent de lampions.
Vient le budget! nourrir Atliène et Sparte Eût, en vingt ans, moins coûté, sur ma foi. L’ogre a dîné; peuples, payez la carte.
Faites un roi, morbleu! faites un roi;
Faites un roi, faites un roi.
.Mais, quoi! je raille; on le sait bien en France : J’y suis du trône un des chauds partisans. D’ailleurs l’histoire a répondu d’avance :
Nous n’y voyons que princes bienfaisants.
Pères du peuple, ils le font pâmer d’aise;
Plus il s’instruit, moins ils en ont d’effroi;
.\u bon Henri succède Louis-Treize.
Faites un roi, morbleu! faites un roi;
Faites un roi, faites »in roi.
CHANSONS
LE REFI S.
CHANSON
ADRF.SSKK 4I1 <i K > F H A L SF.bASTlANI.
Air : Le premier du mois de jnurier
lin ministre veut m’enricliir,
Sans (|ue l’honneur ait à a;auehir,
Sans qu’au Moniteur on m’afliehe.
Mts Ijesoins ne sont pas nombreux ;
Mais, quand je pense aux mallicnreux.
Je me sens né pour être riche.
Avec l’ami pauvre et souffrant On ne partage honneui’s ni rang;
Mais l’or du moins on le jiarlage.
Vive l’or! oui, souvent, ma foi,
Pour cinq cents francs, si j’étais roi.
Je mettrais jna couronne en gage.
Qu’un peu d’argent pleuve en mon trou , Vite il s’(m va. Dieu sait par où!
D’en conserver je desespère.
Pour recoudre à fond mes goussets.
DK BERANGKR.
J’aurais dû prendre, à son déct's, Les aiguilles de mon grand-père.
Ami, pourtant gardez votre or.
Las! j’épousai, bien jeune encor, 1^ Liberté, dame un peu rude.
Moi, qui dans mes vers ai chanté Plus d’une facile beauté.
Je meurs l’esclave d’une prude.
La Lil)erté, c’est, Monseigneur, Une femme folle d'honneur;
C’est une bégueule enivrée Qui, dans la rue ou le salon.
Pour le moindre bout de galon, Va criant : A bas la livrée!
Vos écvis la feraient damner.
Au fait, pourquoi pensionner .Ma muse indépendante et vraie'.’
Je suis un sou de bon aloi;
.Mais en secret argentez-moi.
Et me voilà fauss<! monnaie.
Cardez vos dons : je suis peureux.
■Mais si d’un zèle généreux Pour moi le monde vous soupçonne.
Sachez bien qui vous a vendu ;
Mon cœur est un luth suspendu, Silét qu’on le touche, il résonne.
CHANSONS
LA