UESTAURATION DE LA CHANSON
J ANVII^K
Am ; J*arrive à pied de province.
Oui, chanson, Muse ma fille.
J’ai déclaré net Qu’avec Charle et sa famille On te détrônait
Mais chaque loi qu’on nous donne Te rappelle ici.
Chanson, reprends ta couronne.
— Messieurs , grand merci !
Je croyais qu’on allait faire Du grand et du neuf;
Même étendre un peu la sphère De Quatre-vingt-neuf.
.Mais point! on rel)adigeonne Un trône noirci.
Chanson, rc[)rends ta couronne.
— .Messieui's, grand merci!
DK BKRA^GKH. 28.'.
Depuis les jout-s de décembre Vois, pour se grandir,
La Chambre vanter la Chambre;
Chambre applaudir.
A se prouver qu’elle est bonne Elle a réussi.
Chanson, reprends ta couronne.
Messieurs, grand merci!
Basse-cour des ministères Qu’en France on honnit ,
Nos chapons héréditaires Sauveront leur nid Les petits que Dieu leur donne Y pondront aussi.
Chanson, reprends ta couronne.
Messieurs , grand merci !
Gloire à la garde civique,
Piédestal des lois!
Qui maintient la pai.v publique Peut venger nos droits.
Là-haut, quelqu’un, je soupçonne.
En a du souci.
Chanson, reprends ta couronne.
— Messieurs , grand merci !
La planète doctrinaire Qui sur Gand brillait.
Veut servir de luminaire -Aux gens de juillet.