LES CONSEILS DE LISE
CHANSON
ADRESSÉK v\ M. J. LAFFITTE, 4
Ori m’avait FROFOSé UN EMPLOI DANS SES BUREAUX POUR REPARER LA PERTE DE MA PLACE A l’i^MVERSITÉ.
AiH de ta Treille de sincérilà.
Lise à l’oreille ■Me conseille;
Cet oracle me dit tout bas :
Chantez, monsieur, n’écrivez pas. {bis.)
CHAMSOINS
L'n doux emploi pourrait vous plaire.
Me dit Li«;; mais songez bien, Songez bien au poids du salaire, Mi^me chez un vrai citoyen, (bis.i Rester pauvre vous est facile.
Quand r.Aniour, afin de l’ust'r,
Vient remonter ce luth fragile Que Thémis a voulu briser.
Lise à l’oreilk'
Me const'ille;
(let oracle me dit tout bas ;
Cliantez, monsieur, n’écrivez pas.
Dans l’emploi qu’un ami vous olïre.
Vous n’oseriez plus, vieil enfant, (k'Iébrer au bruit de son colTre L(‘s droits que sa vertu défend.
Vous croiriez voir à chaque rime » Ia'S sf>ts, doublement satisfaits.
De vos chansons lui faire un crime.
Vous en faire un de ses bienfaits.
Lise à l’oreille .Me cons<'ille;
Let oracle me dit tout bas :
Chanlez, monsieur, n’écrivez pas.
(Iraignant alors la malviùllance.
Vous ririez moins de ce baron.
DE BERA^GEK. 3ii
Courtier do la Sainle-Allianeo,
Qui des rois s’est fait le patron.
Dans les fonds do peur d’une erise,
Il veut (pie les (îrees soient dei^us*; l’our avoir l'endos de Moïse, ün fait banc|ueroute à Jésus.
Lise à l’oreilIc'
Me eonseille;
(j‘t oracle me dit tout lias :
Chantez, monsieur, n’é(Tivez pas.
Votre musc en deviendrait folle,
Kt croirait flatter en disant Que sur la droite du Pactole Inlrifjue et rusi' vont puisant;
Tandis qu’une noble industrie Puise à gauche, et de toute pari **
Reverse à flots sur la patrie Un or dont le pauvie a sa part.
Lise à l’oreille Mc eonseille;
Cet oracle me dit tout bas :
Cbantez, monsieur, n’écrivez pas.
Ainsi mon oracle m’inspire.
Puis ajoute, ce dernier point :
* On n’oMÎt alors secourir les Groc», qui faisaient d’héroïques efforls pour recouvrer leur liberté.
** On sait ce qu'élaient la droite et la gauche de la Chambre à cette époque.
CHANSONS
Des distances l’aniour peut rire;
L’amitié n’en supjmrte point, (bis.) Riche de votre indépendance,
Chez I^flitte toujours fété,
En trinquant avec l’opulence,
Vous boirez à l’égalité.
Lise à l'oreille .Me conseille;
Ot oracle me dit tout bas ;
Chantez, monsieur, n’écrivêz pas. ibis.)