‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 17 sur 199 · LA SYLPHIDE · texte numérisé non relu

LA SYLPHIDE

AïK : Je ne sais pfus ce que je veus

La Haison a son i^nuraïu’o;

Son tlamlM-au n’est |)us toujours clair. Elle niait voln; existence,

Syl|)hes charmants, peu|iles de l’air; •Mais, écartant sa lourde éiîide Qui f'énait mon uni curieux.

J’ai vu na;;iiére une Sylphide.

Syl|»hes léficrs, souv. mes dieux.

CHANSOINS

Oui, vous naissez au sein des roses, Fils de l’Aurore et des Zépliyi-s;

Vos brillantes métaniorpliost's Sont le secret de nos plaisirs.

D’un souille vous s(‘chez nos larmes; Vous épurez l’azur des citMix :

J’en crois ma Sylphide et st's charmes. Sylphes k'igers, soyez mes dieux.

J’ai deviné son origine Lors<iu’au bal, ou dans un Iwnquel, J’ai vu sa jKirure enfantine Plaii'C par ce qui lui manquait.

Rulian perdu, boucle défaite;

Elle était bien, la voilà mieux.

(]’cst de vos sœurs la plus j)arfaite.

Sylphes légers, soyez mes dieux.

Que de grâce en elle font naltir Vos caprices toujours si doux !

("est un enfant gâté peut-i'tre,

.Mais un enfant gâté par vous.

J’ai vu, sous un air do |)arvsse, L’amour rêveur |H‘int dans sc;s yeux.

Vous qui pix)tégez la tendresse. Sylphes légers, soyez mes dieux.

Mais sr>n aimable enfantillage Lâche un esprit aussi brillant Que tous les songes qu’au Ik’1 âge Vous nous apportez en riant.

Du sein de vives élincelles Son vol m’élevait jusqu’aux cieux; Vous dont elle empruntait les ailes, Sylphes légers, soyez mes dieux.

Hélas! rapide méteiore.

Trop vite elle a fui loin de nous.

Doit-elle m’apparaitre encore?

Quelque Sylphe est-il son époux?

Non, comme l’abeille elle est reine D’un empire mystérieux;

Vers son trône un de vous m’entraîne.

Sylphes légers, soyez mes dieux.

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