‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 181 sur 199 · II · texte numérisé non relu

II

AOTKS.

Promet mon àme aux gouffres dévorants.

Un prédicateur , dans une des principales églises de Paris, fit une sortie contre moi , après ma condamnation , et dit que la peine qu'on m'inlli|{eait ici-bas n'était rien auprès de celle qui m'attendait en enfer. Dans le village qu'habitait, auprès de Péronne , la vieille tante qui m'a élevé , le curé débita un préne sur le même ton.

Déjà le diable a plumé mon Ixtn ange.

VAnge gardien, prétexte de ma condamnation pour atteinte a la morale publique : on ne \oulut pas ne faire porter le jugement que sur des ebansons politiques , et on n'osa pas incriminer les chansons contre les jésuites : il fallut bon gré mal gré que gardien payât pour toutes.

Sans rien payer fut exilé jadis.

r.e dévouement de La Fontaine pour Fouquet le fit exiler en Touraine , avec son cousin Jeannard ; on doit à cet exil les lettres de La Fontaine à sa femme. On y voit que le lieutenantcriminel leur fournit de l'argent pour le voyage. Les temps sont bien changés.

*' Monsieur Loyal, délivrez-inoi quittance;

M. Loyal, l'huissier de Tartufe.

“ Vive le Roi! voilà dix mille francs.

Il y a ici une inexactitude. Ce n'est point in,ono, mais 1 1,250 francs qu'on m'a fait payer, grâce au dixième de guerre et aux frais judiciaires.

,>OTKS.

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