PONIATOWSKI
Joseph Poniatowski, neveu du dernier roi de Pologne, né en 1760 , servit glorieusement dans les armées françaises depuis 1806 jusqu'à 1813. Après la bataille de Leipzig, Napoléon l'éleva au grade de maréehal d'empire, et lui donna le commandement d'un corps de Polonais et de Français , à la tête duquel il fit des prodiges de valeur. Le 18 octobre, les ponts de l'Elster ayant été détruits pour eouvrir notre retraite, Poniatowski, resté à l'arrière-garde et pressé de toutes parts par les troupes ennemies, rejette les propositions que leurs généraux lui font faire. Dangereusement blessé , il s'écrie : Dieu m’a confié T honneur des Polonais , je ne le remettrai qu'à Dieu. Il tente de s'ouvrir un pas.sage à travers le fleuve ; mais, épuisé de sang , et entraîné par les flots , il disparaît englouti. Ce n'est que quelques jours après que son corps fut trouvé sur les bords de l'Elster.
Cette chanson , celle de Hâtons-nous! du 14 juillet 1829, et A mes amis les ministres, furent publiées en 1831 , au profit du Comité polonais. Elles étaient précédées d'une dédicace au général La Fayette, président de ce Comité , et premier grenadier de la garde nationale de Varsovie. Dans la dédicace, trop longue pour être rapportée ici, se trouvaient deux couplets qu'on me saura gré peut-être de donner, parce qu'ils sont un hommage au héros des deux mondes.
Sa vie entière est comme un docte ouvrage ,
Par la vertu transcrit , conçu , dicté.
La gloire y brille ; à chaque jour sa page.
Point d'errata .- tout pour la liberté.
De bien longtemps qu'à nos pleurs Dieu ne livre,
Si plein qu'il soit, le chapitre dernier.
Et qu'un seul mot constate en ce beau livre Que le grand homme aima le chansonnier.
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NOTES
Comme il s’agissait de solliciter des secours d’argent pour la Pologne , j'ajoutais , sur l’air de la Sainte-Alliance des peuples :
Le Polonais de son schako civique Ceint votre front, ce front que tant de fois Olmiitz, Paris, l'Europe et l'Amérique Ont vu si calme intimider les rois.
Lorsque je chante honneur, gloire, souffrance.
Si dans les cœurs ma voix trouve un écho.
Pour recueillir l’obole do la France,
Tendez votre schako.
” L’ÉCRIV.^IN PUBLIC.
Cette chanson est anciennement faite. Moins on la trouvera digne de voir le jour, mieux on se rendra compte du motif qui la fait livrer aujourd’hui à l’impression.