‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 23 sur 199 · LE TOURNEBROCHE · texte numérisé non relu

LE TOURNEBROCHE

Air ; Le bruit des roufettes gâte tout-

Du dincr j’aime fort la cloche,

Mais on la sonne en peu d’endroits; Plus qu'elle aussi le tournebroche A nos hommages a des droits.

Combien d’ennemis il rapproche Chez le prince et chez le bourgeois!

A son doux tic-tac un jour les partis Signeront la paix entre deux rbtis.

Qu'on reprenne sur la musique Ixs querelles du temps passé;

Que par r.\mphion italique Le grand Mozart soit terrassé;

Je ne tiens qu’au refrain bachique Par le tournebroche annoncé.

A son doux tic-tac un jour les pai lis Signeront la paix entre deux rôtis.

Loi’sque la Fortune it sa roue .\ttache mille ambitieux,

Les précipite dans la Imue Ou les élève jus<pi’aux cieux.

('Vst la hrodie, moi je l’avoue,

Dont la roue attire mes yeux.

A sou doux tic-tac un jour les |)ai1is Signeront la paix entre deux rôtis.

Une montre, admirable ouvrage.

Des heures décrivant le cours,

Kègle, sans en cliarmer l’usage.

Le cercle Iwrné de nos jours ;

Le tournebroche a l’avantage D’einlwllir des instants trop courts.

A son doux tic-tac un jour les |)artis Signeront la paix entre deu.x rôtis.

Ce meuble, suivant maint vieux conte, .\ maïupié seul à l’ùge d’or;

(]’est l’amitié qui, pour son compte.

Dut en inventer le ressort.

Vivent ceux que sa main remonte!

Mais gloire à celui du trésor!

A son doux tic-tac un jour les jtartis Signeront la paix entre deux rôtis.

DK BERANGKK.

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