‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 24 sur 199 · LES SCIENCES · texte numérisé non relu

LES SCIENCES

Am :

Falit;iK‘ dos clartos confuses Qui m’ont egard bien souvent,

J’allais bannir amours et muses; J'allais vouloir dire savant.

Mais quoi! pour une âme ineerlaine La science est d’un vain secours.

Gardons Lisette et La Fontaine :

Muscs, restez; restez, .Amours.

nature était mon Armide;

Dans scs jardins j'errais surpris :

Mais un chimiste moins timide Règne en vainqueur sur leurs débris.

Dans sf)n fourneau rien qu’il ne jette; Des gaz il poursuit le concours.

Ma fée y perdrait sa baguett<i :

Musi’s, n'slez; restez, .Amours.

J’ai regret aux contes de vieille Quand un docteur dit qu'à sa voix l/‘S morts lui viennent à l’oiville De la vie expliquer les lois.

CH A. N SON S

De la lam|X’ il voit la maliôro,

Ia>s rossorls, lo fond, les rontours;

Je n’en veux voir que la liiinitTe.

Muses, restez; restez, Amours.

Enfin aux calculs (|u’on entasse Si les deux n’olK'issaient pas!

Plus d’une erreur pass*> et repasse Entre les branches d’un compas.

Un siècle a changé la physi(|ue;

Nos temps sont féconds en i-elours.

Je crains que le soleil n’abdique :

Muses, restez; restez, .\mours.

Enivrons-nous de pot'sie.

Nos cœurs n’en aimeront que mieux; Elle est un ri'ste d’ambroisie Qu’aux mortels ont laissé les dimix.

Quel est sur moi le froid qui tondx'?

C’i'st le froid du soir de mes jours.

Promettez un n've à mu tomlx' :

Muses, n'stez; restez, .Vmoui's.

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