LES SCIENCES
Am :
Falit;iK‘ dos clartos confuses Qui m’ont egard bien souvent,
J’allais bannir amours et muses; J'allais vouloir dire savant.
Mais quoi! pour une âme ineerlaine La science est d’un vain secours.
Gardons Lisette et La Fontaine :
Muscs, restez; restez, .Amours.
nature était mon Armide;
Dans scs jardins j'errais surpris :
Mais un chimiste moins timide Règne en vainqueur sur leurs débris.
Dans sf)n fourneau rien qu’il ne jette; Des gaz il poursuit le concours.
Ma fée y perdrait sa baguett<i :
Musi’s, n'slez; restez, .Amours.
J’ai regret aux contes de vieille Quand un docteur dit qu'à sa voix l/‘S morts lui viennent à l’oiville De la vie expliquer les lois.
CH A. N SON S
De la lam|X’ il voit la maliôro,
Ia>s rossorls, lo fond, les rontours;
Je n’en veux voir que la liiinitTe.
Muses, restez; restez, Amours.
Enfin aux calculs (|u’on entasse Si les deux n’olK'issaient pas!
Plus d’une erreur pass*> et repasse Entre les branches d’un compas.
Un siècle a changé la physi(|ue;
Nos temps sont féconds en i-elours.
Je crains que le soleil n’abdique :
Muses, restez; restez, .\mours.
Enivrons-nous de pot'sie.
Nos cœurs n’en aimeront que mieux; Elle est un ri'ste d’ambroisie Qu’aux mortels ont laissé les dimix.
Quel est sur moi le froid qui tondx'?
C’i'st le froid du soir de mes jours.
Promettez un n've à mu tomlx' :
Muses, n'stez; restez, .Vmoui's.
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