LA COURONNE DE BLUETS
A MADAMK ”■*.
Air : J’ai va partout dans nirs royar/rs.
Du ciel j’arrive, el mon voyafie
Nous éparsine à tous bien d(‘s |)l('iirs.
Beauté folâtre autant que safie.
Ne jouez plus avec des fleui-s.
Sachez qu’hier, la panse ronde
Et l’œil obscurci par Bacebus,
Jupin a cru dans notre monde | , .
J lus
Voir une couronne de plus. )
A la colère il s’abandonne :
« L’abus, dit-il, devient trop fort.
Encore un front que l’on couronne Quand le faiseur de rois est mort * !
Sur ce front lançons mon tonnerre;
Du faible enfin venijeons les droits.
Je veu.\ voir un jour sur la terre Les rois sujets, les sujets rois. »
Dans son conseil alors j’arrive (Où les riineiirs n’entrent-ils pas?;;
NapoU'on.
CHAISSÜ>S
Hln joue il vous met sans qui-vive!
Mais je l’aborde chapeau bas :
« Jupin, de ton arivH j’appelle;
Ta balance cl lc>s poids sont faux :
Ta cour de justice éternelle A-t-elle eu ses gardes des sceaux?
» Braque tes lunettes, vieux sire,
Sur le front couronné par nous ;
De la candeur c’est le sourire, l)e la lx)nté c’est l’œil si doux.
Lors<|ue les carreaux de son foudre t]hez nos sourds passent pour muets,
Jupin no incttrait-il en poudre Qu’une couronne de bluets? »
« Oh! oh! dit-il, (|u’allais-je faire?
Ailleurs fra[>pons; mon foudre est chaud. » — « Frappe, mais sur notre hémisphèro Vise donc plus bas ou plus haut. »
Heureux d’avoir su vous défendre.
J’accours des célestes donjons.
Quant à Jupin, je viens d’apprendre j Qu’il a foudroyé deux pigeons. )
lia .