‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 30 sur 199 · II · texte numérisé non relu

II

CHANSONS

Puisfjii’à rimer sans remords lu t’amuses,

De la patrie écoute un peu la voix :

Elle œt, crois-moi, la première des Muses;

Mais rarement elle inspire les rois.

Du frêle ai'buste oii lx)ut s<i noble sève, moindre fleur parfume au loin les airs.

O vieux Denys! je me ris de ton i;laive.

Je lx)is. Je chante, et je siffle tes vers.

Tu crois du Pinde avoir conquis la gloire,

Quand ses lauriei-s, de ta fondre encor cliauds. Vont à prix d’or te cacher à l’histoire.

Ou balayer la fange des cachots.

.Mais, à ton nom, Clio, qui se soulève.

Sur ton cercueil viendra peser nos fers.

O vieux Denys! je me ris de ton glaive.

Je lx)is, je chante, et je siffle tes vers.

Que du mépris la haine au moins me sauve!

Dit ce bon roi , qui rompt un fil léger.

I>e fer pesant tombe .sur mon front chauve; J’entends ces mots : Denys sait se venger, (bis.) Me voilà mort; et, poursuivant mon rêve,

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