‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 34 sur 199 · LE CHANT DU COSAQUE · texte numérisé non relu

LE CHANT DU COSAQUE

Air : Dis-moi, soldat, dis-moi, l'rn souvifns-fu ?

Viens, mon «’oursier, noble ami du (bsiupu'. Vole au signal (k's lrompett(*s du Nord. Prompt au pillage;, inln-pide à l'atlaipie, Pn'le sous moi «k^s aik's à la ^lorl.

L'or n'enrichit ni ton frein ni la selle;

.Mais attends tout du prix de im;s exploits. H«'unis d’orgueil, A mon coursi«;r fidèk*! j Kt foule aux pieds les peu|)les et k'S rois. I

La Paix, (|ui fuit, m’abandonne tes guidc's; l.a vieille Europe a perdu scs remparts.

Viens de trésors combler nus mains avides ; Viens reposer dans l’asile di>s arts.

Retourne boire à la Seine rebelle,

Uii, tout sanglant, lu l’(s lavé* deux fois.

i/. sirJAj'J ï D'J <:d^ Aq'jï.

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lk‘iiiiis à mon roiii-sior lulolo!

Kt foiilu aux |)i(“(ls les peiijik-s et les rois.

t'onime en un fort, princes, nobles et prcMivs, Tous assiégés par des sujets souffrants.

Nous ont crié : Ven('/.! soyez nos maîtres;

.Nous serons st'rfs pour demeurer tyrans.

J'ai pris ma lanee, et tous vont devant elle Humilier et le sc(‘ptre et la croix.

Hennis d’orgueil, ô mon coursier fidèle!

Et foule aux pieds les p(Miples et les nus.

J’ai d'un géant vu le fantôme immense Sur nos bivouacs fixer un o'il ardent.

Il s’écriait : Mon régne recommence!

Et de sa bâche il montrait l’Occident.

Du roi des Huns c’était l’ombre immortelle ; Eils d’Attila, j’obéis à sa voix.

Hennis d’orgueil, 6 mon coursier fidèle!

Et foule aux pieds les peujiles et les rois.

Tout cet éclat dont l’Europe est si üère.

Tout ce savoir ({ui ne la défend pas.

S’engloutira dans les flots de poussière Qu’autour de moi vont soulever tes pas.

Efface, efface, en ta course nouvelle.

Temples, palais, mœurs, souvenirs et lois. Hennis d’orgueil, ô mon coursier fidèle! ) ^ Et foule aux pieds les peujiles et les rois. )

CHAiNSOiNS

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