LE VIOLON BRISÉ
Air : Je regardais MadelkneUe.
Viens, mon chien, viens, ma pauvre b«Me; Mange malgré mon désespoir.
Il me reste un gâteau de fête;
Ucmain nous aurons du pain noir, (bis.)
Les étrangers, vainqueurs par ruse,
M’ont dit liier dans ce vallon :
« Fais-nous danser! » Moi, je refuse;
L’un d’eux brise mon violon.
C’était l’orchestre du village.
Plus de fêtes! plus d’heureux jours!
Qui fera danser sous l’ombrage?
Qui réveillera les .Vmoiirs? {bis.)
Sa corde vivement pressée,
Dès l’aurore d’un jour bien doux , Annont^ait à la fiancée Le cortège du jeune époux.
.Vux curés qui l’osaient entendre.
Nos danses causaient moins d’effroi.
La gaîté qu’il savait réjiandre Eât déridé le front d’un roi. \bis.)
yjuiüj^ a.hizk
DK BKRA^GER.
S’il préluda, dans notre gloire,
Aux chants qu’elle nous inspirait.
Sur lui jamais pouvais-je croire Que l’étranger se vengerait?
Viens, mon chien, viens, ma pauvre l)éte Mange malgré mon désespoir.
Il me reste un gAtcau de fête;
Demain nous aurons du pain noir, {bis.)
Combien sous l’orme ou dans la grange Ixî dimanche va sembler long!
Dieu bénira-t-il la vendange Qu’on ouvrira sans violon?
Il délassait des longs ouvrages.
Du pauvre étourdis-sait les maux;
Des grands, des impôts, des orages.
Lui seul consolait nos hameaux, (fris.)
haines, il les faisait taire;
Les pleurs amei's, il les séchait.
Jamais sceptre n’a fait sur terre Autant de bien que mon archet.
Mais l’ennemi qu’il faut qu’on chasse M’a rendu le courage aisé.
Qu’en mes mains un mousquet remplace Le violon qu’il a brisé, (fris.)
Tant d’amis dont je nu; sépare Diront un jour, si je péris :
CHANSONS
Il n’a point voulu qu’un barbare Dansât galment sur nos débris.
Viens, mon ehien, viens, ma pauvi-e In^te ; Mange malgni mon désespoir.
Il me reste un gâteau de fête;
Demain nous aurons du pain noir, {bis.)
LE CO.\TRAT DE MARIACxE.
IMITÉ d’I'N ANCTEN FABI.IAI'.
AIR : Ah! dfiignpi m'f^pargner le reste.
« Sire, de grâce, écoutez-moi!
(Le prince courait chez sa dame)
» Sire , vous êtes un grand roi ;
» Daignez me venger de ma femme. »
I.C roi dit : « Qu’on tienne éloigné » Ce fou (pii m’arrête au jiassage. »
— « Ah ! sire , vous avez signé )i Mon ('ontrat de mariage. »
(]es mots font sourire le roi :
« Gardes, je défends qu’on l’assomme.
Il Vilain, dit-il, expliqu(>-toi. »
— « Sire, j’ai fait le gentilhomme.
DE BÉRANGEH.
» J’arquis d’un argent bien gagné » Châb'au, blason, titre, é(jui|)age;
» Et, sire, vous avez signé » ^lon contrat de mariage.
» J’ai pris femme noble aux doux yeux, » Aux mains blanches, au cou de cygne.
» Son père a dit : « Par mes akMix !
» Mon gendre, il faut (luo le roi signe. » » Votre nom fut accompagné » D'un pâté do mauvais présage,
<1 Sire, quand vous avez signé » Mon contrat de mariage!
» J'étais en habit de gala,
» Sire; et, pour abréger l’histoire,
» Rappelez-vous que ce jour-là » Un beau page tint l’écritoire.
» Ma femme ici l’avait lorgné.
» Hier je l’ai surpris... (Jiiel outrage » Pour vous dont la plume a signé » .Mon contrat de mariage! »
l.(; roi dit ; « Je n’ai qualité » Que pour guérir les écrouelles.
» Un diable, cornard effronté,
» Vilains, ici guette vos belles.
» Sur les rois même il a régné,
» Et met un sceau de vasselage » .V tous les gens dont j’ai signé >1 I.e contrat de mariage. »