L’ANGE EXILÉ
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Aia ; A ans il faut jHts rcmettrt.
Je veux, pour vous, prendre un Ion moins frivole :
Corinne, il fui des anjjes révoltés.
Dieu sur leur front fait loinlær sa parole.
Et dans l'abime ils sont précipités, {bis.)
Doux, mais fragile, un seul, dans leur ruine,
(Contre ses maux garde un puissant secours; [bis.)
Il reste armé de sa lyre divine. i . .
, . I . ■ ■ ! bis.
.Vnge aux yeux bleus, protegez-moi toujours. )
L'enfer mugit d’un elfroyable rire,
Ouand, dégoûté de l’orgueil des méchants. L’ange, qui pleure en accordant sa lyre,
Fait éclater s(^s remords et ses chants.
Dieu d’un regard l’arrache au gouffre immonde, .Mais ici-bas veut qu’il charme nos jours.
La poésie enivrera le monde.
Ange aux yeux bleus, protége/.-moi toujours.
Vers nous il vole en secouant ses ailes.
(’omme l’oiseau <pie l’orage a mouillé.
Soudain la terre entend (h>s voix nouvelles:
Maint peuple errant s’arrête é’inerveilh’.
CHANSONS
Tout culli! alors n’clant que riiarnionio,
Aux ci(‘ux jamais Dieu no dit : Soyez sourds. L’auU‘1 s’épiin' aux parfums du fîonio.
aux yeux bleus, prolégez-moi toujours.
Kn vain l'(‘nfcr, des clameurs de l'Envie, Poursuit cet ange, écliap])é de ses rangs;
De riiomine inculte il adoucit la vi(î.
Et sous le dais montre au doigt les tyrans. Tandis (pi’à tout sa voix prêtant des chariues l^ourt jusqu’au pcMe éveiller l(*s amours.
Dieu compte au ciel ce (pi’il st'che de larmes. .\nge aux yeux bleus, protégez-inoi toujours.
Qui p(‘ut me dire où luit son aun'olc'?
De son exil Dieu l’a-t-il rai)pelé‘?
Mais vous chantez, mais votre voix console ; (>)rinne, en vous l’ange s’f'st dévoilé, {bis.) Votre printemps veut des fleurs éternelles. Votre beauté de célestes atours : (bis.)
Pour un long vol vous déployer, vos ailes; j Ange aux yeux bleus, proleg(;z-moi toujoui-s. j
DK BKRA^ÜKK.