‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 43 sur 199 · L’ANGE EXILÉ · texte numérisé non relu

L’ANGE EXILÉ

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Aia ; A ans il faut jHts rcmettrt.

Je veux, pour vous, prendre un Ion moins frivole :

Corinne, il fui des anjjes révoltés.

Dieu sur leur front fait loinlær sa parole.

Et dans l'abime ils sont précipités, {bis.)

Doux, mais fragile, un seul, dans leur ruine,

(Contre ses maux garde un puissant secours; [bis.)

Il reste armé de sa lyre divine. i . .

, . I . ■ ■ ! bis.

.Vnge aux yeux bleus, protegez-moi toujours. )

L'enfer mugit d’un elfroyable rire,

Ouand, dégoûté de l’orgueil des méchants. L’ange, qui pleure en accordant sa lyre,

Fait éclater s(^s remords et ses chants.

Dieu d’un regard l’arrache au gouffre immonde, .Mais ici-bas veut qu’il charme nos jours.

La poésie enivrera le monde.

Ange aux yeux bleus, protége/.-moi toujours.

Vers nous il vole en secouant ses ailes.

(’omme l’oiseau <pie l’orage a mouillé.

Soudain la terre entend (h>s voix nouvelles:

Maint peuple errant s’arrête é’inerveilh’.

CHANSONS

Tout culli! alors n’clant que riiarnionio,

Aux ci(‘ux jamais Dieu no dit : Soyez sourds. L’auU‘1 s’épiin' aux parfums du fîonio.

aux yeux bleus, prolégez-moi toujours.

Kn vain l'(‘nfcr, des clameurs de l'Envie, Poursuit cet ange, écliap])é de ses rangs;

De riiomine inculte il adoucit la vi(î.

Et sous le dais montre au doigt les tyrans. Tandis (pi’à tout sa voix prêtant des chariues l^ourt jusqu’au pcMe éveiller l(*s amours.

Dieu compte au ciel ce (pi’il st'che de larmes. .\nge aux yeux bleus, protégez-inoi toujours.

Qui p(‘ut me dire où luit son aun'olc'?

De son exil Dieu l’a-t-il rai)pelé‘?

Mais vous chantez, mais votre voix console ; (>)rinne, en vous l’ange s’f'st dévoilé, {bis.) Votre printemps veut des fleurs éternelles. Votre beauté de célestes atours : (bis.)

Pour un long vol vous déployer, vos ailes; j Ange aux yeux bleus, proleg(;z-moi toujoui-s. j

DK BKRA^ÜKK.

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