‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 42 sur 199 · II · texte numérisé non relu

II

» Tant dp vorlti Irop tôt fut oliscurrip.

» Pour s’anoblir nos clipfs sorlpnt dps ranizs;

Il Par la rarlouclie encor toute noircie » lamr bouche est pn'te à flatter les tyrans.

Il I-<i Lilieiié déserte avec s(*s armes ;

Il D'un trône à l’autre ils vont offrir leurs f)ras;

Il .V notre jrloire on mesure nos larmes.

>1 Dieu, mes enfants, vous donne un beau trépas! n

Sa fdle alors, intiMTompant sa plainte,

Tout (>n filant lui chante à denii-voi\

C(>s aii’s |)roscrit.s qui. Ira fra|ipant de craint(>. Ont en sursaut l'éveillé tous les rois.

Il Peuple, à ton tour que ces chants te réveillent : Il II en est temps! » dit-il aussi tout bas.

Puis il ixqiète à ses fils qui soiiinieillent :

U Dieu, mes enfants, vous donni'un lieaii tréjias! »

LE P K ISO N. ME R.

Air de ht liahniçoire , d'Amédt‘‘c de Hkai pi-an.

Heine des flots, sur ta banjiio rapide Vogue en chantant, au bruit des longs échos.

U's vents sont doux, fonde est calme et limpidct Le ciel sourit : vogue, reim' des Ilots.

DK BKRAMJKB. iil

Ainsi (liante, à Iravers l(*s grilles, l.'n captif (]ui voit eliaque jour Voguer la ])lns belle des lilles Sur les flots (pii baignent la tour.

Reine d(?s flots, sur ta barque rapide Vogue en chantant, au bruit des longs t’clios.

Ix‘s vents sont doux, l’onde est calme (;t linqiidi'. Le ciel sourit : vogue, reine (U;s flots.

.Moi, captif à la fleur de l’agi;

Dans (;e vieux fort inhabité.

J’attends chaque jour ton passage Connue j’attends la lilierté.

Reine des flots, sur ta barque rapich'

Vogue en chantant , au bruit des longs ('chos.

Ix!s vents sont doux, l’onde est calme et limpide. Le ciel sourit : vogue, reine d('s flots.

L’(;au te rélh’-chit grande et btdle;

Ton sein forme un heuieux contour.

\ (pii ta voile obéit-cJle’?

Est-ce an Zéphyr? est-ce à IWmour?

Reine des flots, sur ta banpie rapide Vogue en chantant, au bruit des longs ('chos.

Les vents sont doux, l’onde est calme et limpide, Le ciel sourit : vogue, reine des flots.

De (|uel espoir mon cauir s’enivi'c!

Tn veux m'arracher de ce fort.

l.ibre par toi, je; vais te suivre; ü? Iwnlieur est sur l’autre Iwrd.

Keine des flots, sur ta bai(|ue rapide Vosjue en cliantant, au bruit dos longs éelios.

Les vents sont dou\, l’onde est calme et liiiipirlo, l>! ciel sourit : vogue, reine des flots.

Tu t’arrêtes, et ma soulîrance Semble mouiller tes yeux de ])leui-s.

Hélas! semblable à l’Ksi)érance,

Tu pass(*s, tu fuis, et je meurs.

Reine des flots, sur ta barque rapide Vogue en chantant, au bruit des longs échos.

Les vents sont doux, l’onde est calme et limpide. Le ciel sourit ; vogue, reine des flots.

L’illusion m’est donc ravie!

Mais non : vers moi tu tends la main.

.Vsti-e de qui dépend ma vie.

Pour moi tu brilleras demain.

Reine des flots, sur ta Ijarque rapide Vogue en chantant, au bruit des longs échos.

Les vents sont doux, l’onde est calme et limpiiie. Le ciel sourit : vogue, reine des flots.

Jf

DK BKHA^(iKU.

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