‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 66 sur 199 · LE CONVOI DE DAVID · texte numérisé non relu

LE CONVOI DE DAVID

Ain de Roland.

Non, non, vous no passerez pas.

Crie un soldat sur la frontière,

A ceux qui do David, hélas!

Rapportaient chez nous la poussière.

— Soldat, disent-ils dans leur deuil.

Proscrit-on aussi sa mémoire?

Quoi! vous repoussiez son cercueil,

Kt vous héritez de sa gloire!

ciicei'R.

Fût-il privé de tous les biens.

Eût-il à trembler sous un maître.

Heureux ijui meurt parmi les siens

.Aux bords sacrés (èis) qui l’ont vu naître! ibis.)

Non, non, vous ne passerez pas.

Dit le soldat avec furie.

— Soldat, stes yeux jusiju’au trépas Se sont tournés vers la patrie.

11 en soutenait la splendeur Du fond de l’exil qui l’honore;

(ü’est par lui ipie notre grandeur Sur la toile respire encore.

me BÉRA^GE«.

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