MA PREMIÈRE VISITE AU PALAIS DE JUSTICE
CHANSON
FAITE A L UCCASION DES PREMIÈRES mURSUlTES JUDICIAIRES EXERCÉES CU.NTRË MOI IH)UR I..V PUBLICATION DE MON RECl’EIL.
I8il.
Am : /lalte-tà!
Quittez la lyre, ô ma muse!
El déchiffrez ce mandat.
Vous voyez qu’on vous accus«‘ Üe plusieurs crimes d’état.
Pour un interrogatoii'c Au Palais com[)araissons.
Plus de chansons pour la gloire!
Pour l’amour plus de chansons!
Suivez-moi !
C’est la loi.
Suivez-moi, de par le Roi.
Nous marchons, et je découvre L’asile îles s<iuverain.s.
I)K BKRANGKR.
Musc, la Fronde en ce Ix)iivre Vit [)énétrer ses refrains *.
Au Qui vive d’ordonnance Aloi-s, prompte à s’avancer,
La chanson répondait : Franœ !
Les gardes laissaient passer.
Suivez-moi !
C’est la loi.
Suivez-moi, do par le Hoi.
La justice nous appelle De l’autre c6té de l’eau.
Voici la Sainte-Chapelle Où l’on pria pour Boileau **.
S’il renaissait ce grand niailie, F>c clergé, remis on train.
En prison ferait peut-être Fourrer l’auteur du Lutrin.
Suivez-moi !
C’est la loi.
Suivez-moi, de par le Roi.
[il, devant ce péristyle.
Un tribunal impuissant
* Jamais plus do chansons ne furent lancées do part et d*autrc qu'A l'époque de la Fronde ; et Blot et Mangni , chansonniers du temps , ne furent l'objet d'aucune poursuite.
On sait que Boih'au fut enterré dans l'église située sous la Sainte*rhapelle, où l'on voyait le fameux lutrin qui inspira l'un des ouvrages les plus parfaits de notre langue.
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CHANSONS
Ail lilirlu'r livra V Emile *, Phénix toujours renaissant.
■Miisi-, lie vos chansonnettes Aujourd’hui l’on va lAcher l)(> faire des allumettes Pour ranimer ce bûcher.
Suivez-nioi !
C’est la loi.
Suivez-moi, de par le Roi.
Muse, voici la grand’ salle...
lié quoi ! vous fuyez devant Des gens en rolxî un peu sale, Par vous piqués trop souviuit !
Revenez donc, pauvre sotte. Voir prendre à vos ennemis.
Pour ])cser une marotte.
Les balances de Thémis.
Suivez-moi!
C’est la loi.
Suivez-moi, de par le Roi.
Elle fuit, et chez le juge J’entre, et puis enfin je sors.
Mais devinez quel refuge Ma Muse avait pris aloi-s.
Calment avec la grist'tte D’un président, bon humain.
* On Mil égâlcnient qao par arri^t du parlomonl VEmilf fui hrôlr par la main du bourreau, et ^oii auteur dt^crflé de prise tie corps.
by Gi- Oglc
Celle folle, à la buvellc, Ré|)élail le verre en main :
Suivez-moi !
C’est la loi.
Suivez-moi, de par le Roi.