‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 82 sur 199 · LE PETIT HOMME ROUGE · texte numérisé non relu

LE PETIT HOMME ROUGE

Alit : Ç.'fxt le gi'os Thomas

Foin des nn'contents!

f.ommc balayeiisr* on me loge.

Depuis quarante ans.

Dans le château, pri's de fhorlogt*.

Or, mes t'iifants, sachez Que là, pour mes péchf“s.

Du coin, d'où le soir je ne iMuige, J'ai vu le petit homme rouge.

Saints du paradis.

Priez pour (!harles-Di\.

Vous ligurez-vous Ce diable habillé d’écarlate?

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DE BÉKA.NGER.

Bossu, louche et roux,

Un serpent lui sert de cravate.

Il a le nez crochu ;

Il a le pied fourchu ;

Sa voix rauque en chantant présa^'o .\u chtUeau grand reinù-niénage.

Saints du paradis.

Priez pour Charles-Dix.

Je le vis, hélas!

En quatre-vingt-douze apparaîti'e.

Nobles et prélats Abandonnaient notre bon maître.

L’homme rouge venait En sabots, on bonnet. M’endormais-je un peu sur ma chaise.

Il entonnait la MarseüUiise.

Saints du paradis.

Priez pour (!harles-l)ix.

(nurraiid) J’eus à balayer;

-Mais lui bientôt par la gouttière Revint m’effrayer

Pour ce bon monsieur Robespierre.

Lors il était poudré Parlait mieux qu’un curé.

Ou, comme riant de lui-méme, Chantait l’hymne à VÉlre suprême.

Saints du paradis,

Prit'z pour Charles-Dix.

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