‹ Œuvres complètes de P. J. de BérangerChapitre 90 sur 199 · I.à, je le quittais à la porte · texte numérisé non relu

I.à, je le quittais à la porte

Tout compté, je ne vous dois rien :

Ihm ange, adieu; portez-vous bien.

D'un laidron je deviens l’époux.

Priant qu’il no soit que volage.

Oui, dit l’ange; mais nul de nous Ne s<! mêle de mariage.

Tout compté, je ne vous dois rien :

Bon ange, adieu; portez-vous bien.

Vieillard, affranchi de regrets,

.\u terme heureux enfin atteins-je?

Oui, dit l’ange, et je tiens tout prêts Ih' l'huile, un pn'Ire et du vieux linge.

DE BEUANGEK.

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Tout compte, je ne vous dois rien ;

Bon ange, adieu; portez-vous bien.

De l’enfer serai-je habitant,

Ou droit au ciel veut-on que j’aille?

Oui, dit l’ange; ou bien non, pourtant. Crois-moi, tire à la courte paille.

Tout com|)té, je ne vous dois rien ;

Bon ange, adieu; portez-vous bien.

Ce pauvre diable ainsi parlant Mettait en galté tout l’hospice.

11 éternue, et, s’envolant.

L’ange lui dit : Dieu te bénisse!

Tout compté, je ne vous dois rien :

Bon ange, adieu; jiortez-vous bien.

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