LA COMÈTE DE
Am : A noixante ans U ne. faut pas remettre.
Dieu contre nous envoie une comète;
A ce grand choc nous n’échapperons pas.
Je sens déjà crouler notre planète; L’Observatoire y perdra ses compas, {hi.s.) Avec la table adieu tous les convives!
Pour peu de gens le banquet fut joyeux. Jiis.) Vite à confesse allez, âmes craintives. 1 , . rinissons-(!n ; le monde est assez vieux, )
Le monde est assez vieux. {l»s.)
Oui, pauvre globe égare dans l’espace.
Embrouille enfin tes nuits avec tes jours.
Et, cerf-volant dont la ficelle casse.
Tourne en tombant, tourne et tomlie toujours. Va, franchissant des routes qu’on ignore, (kmtre un soleil te briser dans les deux.
Tu l’éteindrais; que de soleils encore!
Finissons-en : le monde est as.si'z vieux,
Le monde est assez vieux.
t'.ts
N’ost-on pas las d'ambitions vulgaires,
De sols parés de |)ompeux sobriquets,
D’abus, d’erreurs, de rapines, de guerres,
De la(|uais-rois, de peuples de laquais?
N’esl-on pas las de tous nos dieux de plâtre; Vere l’avenir las de tourner les yeux?
Ah! c’en est trop pour si petit théâtre, rinissons-en ; le monde est asst'z vieux ,
Le monde est assez vieux.
Liîs j(!unes gens me disent : Tout chemine;
A petit bruit chacun lime ses fers;