‹ Œuvres complètes de P.-L. Courier (volume 2)Chapitre 27 sur 31 · Voyez le réquisitoire signé Jacquinot- Pampelune · texte numérisé non relu

Voyez le réquisitoire signé Jacquinot- Pampelune

courtisans, le tout conformément à l'article connu du titre... de la loi... du code des gens de cour, commençant par ces mots : Qui n'aime pas Cottin n'estime point son roi, etc.,

Et doit en conséquence ledit Paul , ci-devant canonnier achevai, aujourd'hui vigneron, laboureur, bûcheron, etc., etc., comparoir en personne ,aux assises de Paris, le 2 y du présent mois, pour s'ouïr condamner à faire aux courtisans, fainéants, intrigants, réparation publique et amende honorable, déclarant qu'il les^ tient pour valets aussi bons, aussi bas, aussi vils, aussi rampants que furent oncques leurs pères et prédécesseurs; qu'à tort et méchamment il a dit le contraire ; et en même temps confesser, la hart au cou, la torche au poing, que le passé seul est bon, que le présent ne vaut rien, n'a jamais rien valu, ne vaudra jamais rien; qu'autrefois il y eut d'honnêtes gens et des mœurs, mais qu'aujourd'hui les femmes sont toutes débauchées, les enfants tous fils de coquettes, garnements tous nos jeunes gens, et nous marauds à pendre tous, si Bellart faisait son devoir.

Après quoi, ledit Paul sera détenu et conduit es prisons de Paris, pour y apprendre à vivre et faire pénitence, sous la garde d'un geôlier gentilhomme de nom et d'armes, qui répondra de sa personne aussi longtemps qu'il conviendra pour l'entière satisfaction desdits courtisans, gens de cour, flat-

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