‹ Œuvres completes de P.-L. Courier (volume 5)Chapitre 16 sur 57 · SUR LA LETTRE A M. RENOUARD · texte numérisé non relu

SUR LA LETTRE A M. RENOUARD

Pour l'intelligence de ce qui suit, il faut premièrement savoir que Paul-Louis, auteur de cette lettre, ayant découverlTà Florence, chez les moines du mont Gas^in, un manuscrit complet des Pastorales de Longus, jusquelà mutilées dans tous les imprimés, se préparait à publier le texte grec et une traduction de ce joli ouvrage, quand il reçut la permission de dédier le tout à la princesse : ainsi appelait - on en Toscane h sœur de Bonaparte^ Elisa. Cette permission, ahnoncée par le préfet même de Florence, et devant beaucoup de gens, à Paul-Louis, le surprit. U ne s'attendait à rien moins, et refusa d'en profiter, disant pouf raison que le public se moquait toujours de ces dét^caces; mais l'excuse parut frivole : le public f en ce temps-là , n'était rien , et Paul-Loiiis passa pour un homme peu dévoué à la dynastie qui devait remplir tous les trônes. Le voilà noté philosophe, indépendant , ou pb encore, et mis hors de la protection du gouvernement. Aussitôt on Tattaque ; les gazettes le dénoncent comme philosophe d'abord, puis comme voleur de grec. Un signor Puccini, chamb^an italien de l'auguste Elisa, quelque peu clerc j écrit en France, en Allemagne ; cette vertuc^use princesse ellemême mande à Pari3 qu'un homme , ayant trouvé par hasard , déterré un morceau <ib grec précieux , s'en

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