‹ Œuvres complètes de P.-L. CourierChapitre 183 sur 203 · A UNE MÈRE · texte numérisé non relu

A UNE MÈRE

trouvera plus d'approbateurs , et tout le monde sera d'accord avec vous pour plaindre Sophie. Cependant, qui peut dire si elle est véritablement à plaindre? Tout ce que nous en savons, c'est qu'elle n'est plus avec nous, qu'elle n'est plus comme nous; mais pour décider que de cela seul elle soit misérable, il faut que nous sentions bien notre félicité, que nous soyons bien convaincus d'être parfaitement heureux, et qu'on ne peut l'être séparé de nous , ni autrement que nous. Je ne veux point vous faire ici une énumération sans fin des peines de la vie ; mais est-ce à vous d'en regarder la privation comme un malheur, quand vous ne pouvez la supporter, quand vous reconnaissez tous les jours que vous y avez trouvé si peu de douceur mêlée à tant d'amertume? Et fût-il même démontré qu'elle ait été fort heureuse tant qu'elle est restée avec nous , encore faudraitil être sûr qu'elle l'eût été toujours, pour pouvoir la plaindre de nous avoir quittés. Vous, à qui vos maux paraissent si pesants , vous éprouvez ce dont elle était menacée , et qu'elle pouvait éprouver plus cruellement encore. Elle eût pu perdre une Sophie , sans avoir un Edouard pour la consoler.

Mais pourquoi recourir à des suppositions? Partagez en deux le cours de votre vie; mettez d'un côté tout ce qui a précédé l'âge de vingt ans , de l'autre tout ce qui l'a suivi , vous verrez non-seulement que la meilleure de ces deux parts est échue à votre fille , mais que l'autre , à l'apprécier tout ce qu'elle peut valoir, ne mérite pas d'être regrettée ; et si après cela vous considérez que votre sort a été de ceux qui faisaient envie , et que peu de filles peuvent se promettre d'être femmes et mères aussi heureuses que vous, en quoi trouvez-vous à plaindre celles qui sont dispensées de courir un hasard où vous savez combien de maux accompagnent les chances les plus favorables? Pensez quelle est, à cet âge ou il faut prendre un parti pour le reste de sa vie , la perspective que l'avenir offre à votre sexe ! Nul bonheur dans le célibat ; dans le mariage tout à craindre, peu à espérer. Quel si grand malheur est-ce donc de n'avoir point a faire un tel choix ? Votre fille n'a vu du monde que ce qu'il a de sup portable; elle y a fait peu de chemin, mais ce qu'elle en a parcouru était la seule partie où elle pût trouver quelques fleurs.

Tous ceux qui meurent le même jour, enfantg ou vieillards , leur sort est égal ; et ils ne sont pas plus à plaindre ni plus heureux les uns que les autres, dès qu'ils ne sont plus. Cependant on plaint ceux-ci et non pas ceux-là. Le malheur de cesser d'être est-il proportionné au temps que l'on a existé? et la mort fait-elle moins crier l'octogénaire que l'homme de vingt ans? Vous savez que c'est tout le contraire : le vieillard la redoute, et son nom seul lui fait horreur; le jeune homme la voit venir, et la fixe sîms se troubler. Pourquoi donc celui qu'on plaint le plus est-il précisément celui qui se plaint le moins , comme si on ne savait pas que le coup est plus sensible à mesure qu'on le craint davantage. De quelque manière qu'on l'envisage , une vie de peu d" années , où se trouvent toutes les douceurs dont la vie est suceptible, vaut mieux que celle dont la fin se passe à regretter le commencement , et où les derniers dégoûts sont une cruelle compensation des premières jouissances.

Ceux qui sont morts il y a cent ans, qu'importe qu'ils aient péri à la fleur de leur âge ou dans la décrépitude, puisqu'en toute manière ils n'en seraient pas moins morts à l'heure présente? Ainsi de votre fille î Une fois passé le temps qu'elle aurait pu vivre selon les lois de la nature, il sera Indifférent qu'elle ait vécu plus ou moins. Quand la génération entière sera disparue , quel avantage sera-ce d'avoir fini un peu plus tôt ou plus tard? La prairie une fois fauchée , que fait à telle ou telle fleur d'être tombée le soir ou le matin ? Et ne vous figurez pas que nous ayons tant à attendre ; jetez un coup d'oeil en arrière, et voyez avec quelle vitesse s'est écoulé le temps depuis que vous vous connaissez. Comme le passé s'enfuit , l'avenir s'avance , et , plus tôt que nous n'y aurons songé , nous trouverons le terme fatal , passé lequel , sans égard au chemin que chacun aura fait , tous se trouveront au même point. Alors il n'y aura aucune différence entre votre fille et vous; vous serez réunies toutes deux , pour ne vous plus séparer, ou dans un repos éternel , ou dans l'existence , quelle qu'elle soit , qui est réservée aux I âmes pures comme les vôtres. Sans pouvoir dire quel sera votre sort à toutes deux , du moins vous êtes sûre qu'il sera commun....

iw

L'HÉRITAGE EN ESPAGNE

Nous allâmes l'autre jour, mon oncle et moi, chez madame B. à l'Avellfmette ; nous trouvâmes là les personnes qu'on a coutume d'y voir, et que vous y avez vues la plupart pendant votre séjour ici. Cette visite donna lieu à une conversation dont vous serez peut-être bien aise que je vous rende compte le mieux que je pourrai.

Vous vous rappelez le petit Espagnol, cette figure maigre , noire , cet air roide et taciturne ; il vous a trop diverti avec sa mine étique , et son feutre à grand poil, et sa frisure antique, pour que vous l'ayez oublié; et de tant de noms par lesquels il se fit connaître à nous , sûrement vous en avez retenu quelqu'un. Enfin vous savez qui je veux dire, et vous le voyez d'où vous êtes , ou plutôt vous croyez le voir, car ce n'est plus le même homme. Il était , il y a huit jours , laid , malpropre , déguenillé , méprisé, bafoué , rebuté. Il est aujourd'hui beau , bien mis , accueilli , chéri, adoré. Tous ses ridicules sont devenus des grâces. A cette légende de titres que vous trouvâtes si comiques, il vient d'en ajouter un qui donne du lustre à tous les autres; c'est celui de seigneur de cinq cent mille écus de rente, comme disait ce banquier d'Henri IV. Venez maintenant vous moquer d'un homme qui possède de grandes terres dans toutes les provinces de l'Espagne, et auquel ses propres vaisseaux apportent tous les ans ses revenus du Mexique. Pour nous, qui n'avions nulle nouvelle de cette métamorphose , en arrivant nous faillîmes faire quelque sottise ; car ayant été introduits dans cette salle basse que vous connaissez, quand nous eûmes pris place au cercle dont était ce grave personnage , nous aperçûmes bien d'abord quelques changements et dans ses manières et dans celles dont on usait à son égard; mais ne sachant pas ce qui lui attirait cette nouvelle considération , nous ne faisions pas à sa personne plus d'attention qu'à l'ordinaire, si ce n'est que, la conversation pai'aissant dirigée vers lui , mon oncle , pour y prendre part, allait, selon sa coutume, lui adresser quelqu'une de ces mauvaises plaisanteries qu'on ne lui épargnait pas autrefois, comme vous savez. Mais heureusement on le prévint;

car chacun se doutant de notre ignorance, s'empressait de nous mettre au fait. Ce gros homme court, s'il vous en souvient, qui a voyagé en Espagne ( peut-être saurez-vous son nom , que je ne me rappelle pas à présent) : Votre hôtel à Madrid , dit-il , est le plus beau qu'il y ait dans toute la ville. Un tel , ministre , s'est ruiné à le faire bâtir; et pour l'ameublement, ma foi, le roi n'a rien qui en approche. Moi, dit madame B., ce que j'aime, c'est cette terre qui vous rapporte.. . combien, s'il vous plaît, don Joseph? Le même homme répondit pour lui : Cent mille piastres , Madame, celle d'Andalousie; pour le moins autant celle des frontières du Portugal... Là-dessus il nous fit un ample détail des revenus et des domaines de ces deux terres , qu'il connaissait , disait-il, comme son propre bien. A chaque article , l'orateur faisait une pause , l'auditoire s'écriait, don Joseph baissait les yeux, s'inclinait, paraissait confus , comme si on l'eût forcé d'entendre rénumération de ses vertus ou de ses belles actions. Pour nous , nous ne savions que penser, et, doutant si ce que nous voyions était sérieux ou bouffon, nous faisions une mine qui tenait tour à tour de l'un et l'autre , attendant , pour prendre un parti, des éclaircissements que nous eûmes bientôt. Don Joseph se leva , et sortit pour aller souper, nous dit-il , chez madame de F. , dont la porte, il y a quelques jours, lui était encore défendue. Alors nous fîmes des questions , et le gros homme, qui ne manquait guère les occasions de discourir, nous dit : Vous avez sûrement entendu parler de la contagion qui fit l'an passé tant de ravages en Espagne. Les provinces du Midi furent celles qui souffrirent le plus. Cadix surtout , assiégée alors par une flotte anglaise , perdit les trois quarts de ses habitants. Des familles entières disparurent. Celle de Villa-FraLca , une des plus riches du royaume , fut regardée comme éteinte. Tous les héritiers connus de ceiie maison ayant péri successivement, on fit publier dans toute l'Espagne , que s'il existait quelqu'un qui crût avoir des droits à la succession vacante, il eût à se faire connaître; mais personne ne se présenta. Selon les lois , ces biens

L'HÉRITAGE EN ESPAGNE

revenaient a la couronne, et allaient y être réunis , lorsqu'un gentilhomme espagnol passant à Toulouse vint voir quelqu'un dans ces cantons. Par hasard il entend nommer don Joseph de Villa-Franca ; c'était cet homme-ci , dont le père, il y a environ quarante ans, venu de je ne sais ou , n'ayant rien , trouva ici une femme avec quelque bien, et s'y établit. L'Espagnol, frappé de ce nom , s'informe qui est don Joseph , fait connaissance avec lui, et après s'être assuré qu'il appartenait réellement à la maison de Villa- Franca , sans autre explication il se rend à Madrid , et trois semaines après il revient apportant à don Joseph le chapeau de grand d'Espagne , avec des lettres de la cour par lesquelles on lui apprend qu'il a six cent mille écus de rente, tant en Europe qu'en Amérique.

Après ce récit , les exclamations recommencèrent , un peu différentes pourtant de celles que nous avions entendues quand don Joseph était présent. Quelle fortune ! disait-on. Pour moi , je m'en réjouis de tout mon cœur; c'est un si brave homme que ce don Joseph ; que d'argent il va entasser ! que de lésines , que d'usures il va inventerJ Quelle carrière pour l'avarice que six cent mille écus de rente ! Il portera l'habit que vous lui voyez , a moins que ses parents crevés de la peste n en aient laissé dont personne ne veuille; ma foi, je plains les gens qui se trouveront dans sa dépendance ; il les traitera sans pitié; ses voisins n'auront guère de repos; il est chicaneur, envieux , brouillon , malfaisant. Quant a ses manières, je ne sais qui pourra s'en accommoder, car si dans son grenier il était insolent , que sera-ce désormais ? Après tout, il faut convenir que c'est un brave homme. Je suis bien aise en vérité de ce qui lui arrive ; cela m'a fait plaisir quand je l'ai appris.

La conversation continua toute l'après-dinee sur ce ton , et , autant que je le puis croire , elle ne changea pas de sujet lorsque nous fumes partis , tant on avait à dire sm- don Joseph et sa fortune. Le soleil commençait à baisser quand nous nous levâmes pour prendre congé de madame B. ; alors seulement nous nous aperçûmes que l'abbé nous manquait. Il est sorti sans que personne y eût fait attention. Vraiment, dit madame B. , j'aurais été bien surprise qu'il fût resté chez moi le temps d'une visite honnête , madame DD. n'y étant pas. Croyez-moi , fmtes-le demander en passant chez la belle veuve ; autrement n'espérez pas que l'abbé songe à la quitter ouille à le renvoyer avant la nuit close. — Oh I bien, dit

une autre femme, s'il reste jusqu'à cette heure-là, ce n'est pas celle des séparations , et l'étoile du berger ne chasse que les ajiiants maltraités. — Ah l ah ! l'étoile du berger, dit madame B.; il est biet question de cela ; c'est l'étoile de l'abbe qui domine maintenant sur les jeunes veuves, et, en vérité , je crois que ma belle voisine brave trop les influences d'un astre si dangereux. A ce propos il n'y eut personne qui ne fit au moins on sourire. Les femmesse regardèrent d'un air d'intelligence, et madame B. , un peu piquée , à ce qu'il paraissait, des assiduités de l'abbé ailleurs que chez elle , trouva quelque consolation dans le succès de ses épigrammes. Nous partîmes. Mademoiselle P. , qu'accompagnait ce médecin dont le frère a épousé sa sœur, s'en vint avec nous. Vous savez qu'ils demeurent dans notre voisinage. A la porte de madame DD. , nous fîmes demander l'abbé ; on nous dit qu'on ne lavait point vu. Je le crois, dit le docteur, on ne l'a point vu non plus chez madame B. , où il était tout à l'heure ; les abbés ne sont visibles que quand il leur plaît. Nous nous informâmes de la santé de madame DD. ; mais nous n'entrâmes point chez elle , l'heure ne nous permettant pas de nous arrêter. En chemin nous ne parlions d'autre chose que de l'abbé. On ne pouvait de^^ner la cause de son départ. Des affaires , il n'en a point ; une indisposition , il ne sait ce que c'est; il n'est pas chez madame DD. , qu"est-il donc devenu ? ou peut-il être allé ? Dans le fait il était aisé de voir en ce moment-là même combien peu nous savions nous passer de lui , et !e tort que son absence faisait à la conversation , qui expirait à chaque instant ; mais nous fûmes bientôt hors de peine.

Avant d'arriver au petit pont , à quelque cent pas de la rivière , à main gauche , en venant de i'Avellanette , il y a trois grands et vieux chênes, et au pied de celui du milieu un tronc couché en travers qui sert de siège aux paysans ; derrière est un bois taillis que traversent le grand chemin de Saint- Antoine et des sentiers peu fréquenté-s^ si ce n'est pas les paysannes qui mènent de ce côté paître leurs bestiaux , ou quelque pauvre énamourée, qui elle-même va s'y repaître de doux souvenirs. Cet endroit-là vous est connu , et si je m'attache à le décrire , ce n'est pas que je vous soupçonne de l'avoir si tôt oublié. Bref, nous l'avions déjà passé , ce joli endroit , et nous approchions du pont , quand , je ne sais par quel hasard , je tournai les yeux vers le petit bois, et je vis l'abbé assis sous les chênes. Je le montrai à mon oncle; nous revînmes de son côté, mais douce-

L'HÉRITAGE EN ESPAGNE

ment comme pour le surprendre , et nous le trouvâmes plongé dans une telle rêverie, que, quoique nous fussions, en vérité, tout auprès de lui, il ne nous voyait seulement pas. Il était appuyé la tête contre l'arbre , son chapeau par terre à ses pieds , les jambes croisées, les mains sous sa veste, le regard immobile, qui ne semblait fixé sur rien; c'eût été un homme endormi, s'il n'avait eu les yeux ouverts. Nous le regardions sans parler, mais pas sans rire, et ce fut là ce qui le fit nous apercevoir. Il eut vraiment l'air de se réveiller, et alors mademoiselle P. lui dit avec son air sérieux : Voilà donc comme vous plantez là des femmes qui comptent sur vous pour passer une soirée. Eu vérité , vous êtes poli ! ou plutôt c'est nous qui sommes bien bonnes de courir après vous , comme s'il n'y avait qu'un abbé dans le monde , et que l'on n'en eût pas à choisir entre mille, un peu moins aimables peut-être , mais beaucoup plus complaisants que vous. Labbé , sans répondre à mademoiselle P. , s'écrie : Mes amis, que faites- vous? vous me ruinez, vous me dépouillez , vous m'enlevez toute ma fortune. Ah ! mes vaisseaux , mes colonies, mes ateliers, mes capitaux, mon commerce! Ah! mes palais, mes châteaux! tout s'écroule, tout disparaît; il ne me reste pas un sou, et me voilà plus gueux que jamais.

Tudieu ! dit mon oncle , s'il a perdu tout cela depuis qu'il nous a quittés, il est assez puni, mesdames , et vous devez lui pardonner.

Que vous êtes bon! dit mademoiselle P.; ne voyez-vous pas que c'est un fripon qui veut faire banqueroute? Des vaisseaux perdus, des malheurs, des désastres imprévus, langage ordinaire de tous ceux qui volent leurs créanciers. Pour moi, il me doit vingt fiches des reversis de lundi dernier, et autant à vous, madame G***, me dit-elle; si vous m'en croyez, nous ferons bien de nous assurer de lui dès à présent, car je ifi vois qui se prépare à fuir en pays étranger. — Doucement , Mesdames, dit mon oncle, ceci

demande de la prudence; l'abbé est un honnêlf garçon qui ne veut point vous faire de tort. Ayez , un peu de patience, et vous ne perdrez rien ave • \ lui. Vous avez beau dire , on voit bien qu'il a fait de grosses pertes ; mais tout n'est pas désespéré; ses affaires peuvent se rétablir, et moi qui vous parle je m'intéresse à lui , je veux venir à ' son secours. — Oh ! c'est autre chose , dit mademoiselle P. Sûrement vous êtes en fonds pour cela , et , avec les ressources que vous pouvez lui offrir, s'il ne se tire pas d'embarras , ce sera sa faute cette fois. Allons , l'abbé , dit mon oncle , du courage; il ne fsiut pas assurément au premier revers perdre cœur, et renoncer à tout. Fais seulement ce que je vais te dire , et je veux en moins de rien te rendre quatre fois plus riche qu'avant ton naufrage.

Remets-toi d'abord contre ton arbre, comme tu étais tout à l'heure ; après cela regarde bien attentivement le bout de ton nez , et tu vas voir tes vaisseaux revenir sur l'eau, tes plantations refleurir, et tes palais se relever plus beaux que jamais.

— Ah ! dit l'abbé, tout cela n'y servirait de rien à présent ; on ne fait pas deux fois une pareille fortune. Il vaut mieux prendre son parti, et s'armer de philosophie. Oui, donnons un grand exemple de constance dans ce malheur ; allons-nous-eu souper, si tant est que vous vouliez souper avec un homme ruiné : car c'est l'ordinaire que les amis nous tournent le dos avec la fortune.

Mais toi-même , dit mon oncle , tu ne te souvenais guère de nous dans ton opulence. Franchement, tu faisais un peu comme ces faquins devenus grands seigneurs, qui ne connaissent plus ' leurs camarades. Nous avions beau nous tenir humblement devant toi, et attendre qu'il te plût le nous regarder, tu ne daignais pas seulement jeter les yeux sur nous. Tu nous reconnais à présent que tu n'as plus rien , et tu viens nous demander à souper.

£?ic>^>i^l

Page 1