PRÉFACE DU TRADUCTEUR
pardonner tant de choses. La Grèce avait de grands poètes , Homère , Antimaque , Pindare , et parlant la langue des dieux, bégayait à peine celle des hommes. Jlécatée de Milet ainsi derise ; j'écris ceci comme il me semble être véritable , car des Grecs tes propos sont tous divers y et, comme à moi, paraissent risibles. Voilà le début d'Hécatée dans son histoire ; et il continuait de ce ton assorti d'ailleurs au sujet : ce n'étaient guère que des légendes fabuleuses de leurs anciens héros ; peu de faits noyés dans des contes à dormir debout. Même façon d'écrire fut celle de Xanthus , Charon , Hellanicus et autres qui précédèrent Hérodote : ils n'eurent point de Style, à proprement parler, mais des membres de phrases , tronçons jetés l'un sur l'autre , heurtés sans nulle sorte de liaison ni de correspondance, comme témoigne Démétrius ou l'auteur, quel qu'il soit , du livre de l'élocution. Hérodote suivitdeprès ces premiers inventeurs de la prose , et mit plus d'art dans sa diction, moins incohérente , moins hachée : toutefois, en cette partie son savoir est peu de chose au prix de ce qu'on vit depuis. La période n'était point connue , et ne pouvait l'être dans un temps où il n'y avait encore ni langage réglé, ni la moindre idée de grammaire. L'ignorance là-dessus était telle , que Protagoras , longtemps après , s'étant avisé de distinguer les noms en mâles et femelles, ainsi qu'il les appelait , cette subtilité nouvelle fut admirée ; quelques-uns s'en moquèrent , comme il arrive toujours ; on en lit des risées dans les farces du temps. De ce manque absolu de grammaire et des règles, viennent tant de phrases dans Hérodote , qui n'ont ni conclusion, ni fin, ni construction raisonnable, et ne laissent pas pourtant de plaire par un air de bonhomie et de peu de malice , moins étudié que ne l'ont cru les anciens critiques. On voit que dans sa composition il cherche, comme par instinct, le nombre et l'harmonie, et semble quelquefois deviner la période ; mais avec tout cela il n'a su ce que c'était que le style soutenu , et cet agencement des phrases et des mots qui fait du discours un tissu , secret découvert par Lysias , mieux pratiqué encore depuis au temps de Philippe et d'Alexandre. Théopompe alors , se vantant d'être le premier qui eût su écrire en prose , n'eut peutêtre point tant de tort. Dans quelques restes mutilés de ses ouvrages , dont la perte ne se peut assez regretter, on aperçoit un art que d'autres n'ont pas connu.
Mais ce style si achevé n'eût pas convenu à Hérodote pour les récits qu'il devait faire , et le temps où il écrivit. C'était l'enfance des sociétés; on sortait à peine de la plus affreuse barbarie. Athènes ,
du vivant d'Hérodote, sacrifiait des hommes à Bacchus Omestès, c'est-à-dire mangeant cru. Thémistocle, il est vrai, dès ce temps-là philosophe, y trouvait à redire ; mais il n'osa s'en expliquer, de peur des honnêtes gens : c'eût été outrager la morale religieuse. Hérodote, dévot, put très-bien assister à cette cérémonie , et parle de semblables fêtes avec son respect ordinaire pour les choses saintes. On jugerait par là de son siècle et de lui , si tout d'ailleurs ne montrait pas dans quelles épaisses ténèbres était plongé le genre humain , qui seulement tâchait de s'en tirer alors , et fit bientôt de grands progrès , non dans les sciences utiles , la religion s'y opposant , mais dans les arts de goût qu'elle favorisait. Le temps d'Hérodote fut l'aurore de cette lumière , et comme il a peint le monde encore dans les langes, s'il faut ainsi parler, d'où lui-même il sortait, son style dut avoir et de fait a cette naïveté , bien souvent un peu enfantine , que les critiques appelèrent innocence de la diction, unie avec un goût du beau et une finesse de sentiment qui tenaient à la nation grecque.
Cela seul le distingue de nos anciens auteurs , avec lesquels il a d'ailleurs tant de rapports , qu'il n'y a pas peut-être une phrase d'Hérodote , je dis pas une , sans excepter la plus gracieuse et la plus belle, qui ne se trouve en quelqueendroit de nos vieux romanciers ou de nos premiers historiens , si ainsi se doivent nommer. On l'y trouve , mais e nfouie comme était l'or dans Ennius , sous des tas de fiente , d'ordures , et c'est en quoi notre français se peut comparer au latin , qui resta longtemps négligé, inculte, sacrifié à une langue étrangère. Le grec étouffa le latin à son commencement , et l'empêcha toujours de se développer : autant en fît depuis le latin au français pendant le cours de plusieurs siècles. IXon-seulement alors qu'écrivait Ennius , mais après Virgile et Horace , la belle langue c'était le grec à Rome, le latin chez nous au temps de Joinvilleetde Froissard. On ne parlait français que pour demander à boire; on écrivait le latin que lisaient, étudiaient savants et beaux esprits , tout ce qu'il y avait de gens tant soit peu clercs ; et caméra compotornm paraissait bien plus beau que la chambre des comptes. Cette manie dura, et même n"a point passé; des inscriptions nous disent, en mots de Cicéron, qu'ici est le marché Neuf ou bien la place aux Veaux. Que pouvait faire un pauvre auteur employant l'idiome vulgaire? Poètes, romanciers, prosateurs , se trouvaient dans le cas de ceux qui maintenant voudraient écrire le picard et le bas breton. En Italie, Pétrarque eut honte de ses divins tercets, parce qu'ils étaient italiens; et depuis ne
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reprocha-t-on pas à Machiavel d'avoir écrit l'histoire autrement qu'en latin , faute que ne fit pas le président de ïhou ? Partout la langue morte tuait la langue vivante. Lorsque enfin on s'avisa , fort tard, d'écrire pour le public , et non plus seulement pour les doctes, le latin domina encore dans ces compositions, qui ainsi n'eurent jamais le caractère simple des premiers ouvrages grecs , dictés par la nature.
La littérature grecque est la seule, en effet , qui ne soit pas née d'une autre, mais produite par l'instinct et le sentiment du beau chez un peuple poète. Homère, avec raison, se dit inspiré des dieux, tenant son art des dieux , dit-il , sans être enseigné d'aucun homme. Il n'a point eu d'anciens , fut luimême son maître , ne passa point dix ans dans le fond d'un collège à recevoir le fouet, pour apprendre quelques mots qu'il eût pu , chez lui , savoir mieux en cinq ou six mois ; il chante ce qu'il a vu , non pas ce qu'il a lu, et il nous le faut lire, non pour l'imiter, mais pour apprendre de lui à lire dans la nature, aujourd'hui lettre close à nous, qui ne voyons que des habits , des usages ; l'étude de l'antique ramène les arts au simple , hors duquel point de sublime.
Hérodote et Homère nous représentent l'homme sortant de l'état sauvage, non encore façonné par les lois compliquées des sociétés modernes, l'homme grec, c'est-à-dire, le plus heureusement doué à tous égards ; pour la beauté, qu'on le demande aux statuaires, elle est née en ce pays-là; l'esprit, il n'y a point de sots en Grèce, a dit quelqu'un qui n'aimait pas les Grecset ne les flattait point. Aussi , tout art vient d'eux , toute science; sans eux, nous ne saurions pas même nous bâtir des demeures , ni mesurer nos champs ; nous ne saurions pas vivre. Gloire, amour du pays, vertus des grandes âmes, où parurent-elles mieux que dans ce qu'ils ont fait et ce qu'ils font encore ? Ce sont les commencements d'une telle nation que nous montrent ces deux auteurs.
Le sujet leur est commun , la guerre de l'Europe contre l'Asie; jamais il n'y en eut de plus grand ni qui nous touchât davantage. Il y allait pour nous de la civilisation , d'être policés ou barbares , et la querelle était celle du monde entier, pour qui le germe de tout bien se trouvait dans Athènes. L'ancienne, l'éternelle querelle se débattait à Salamine , et si la Grèce eût succombé , c'en était fait ; non que je pense que le progrès du genre humain , dans la perfection de son être , pût dépendre d'une bataille ni même d'aucun événement; mais comme il fut arrêté depuis par la férocité romaine et d'autres in-
TRADUCÏEUR.
fluences qui faillirent à perdre la civilisation , elle eût péri pour un long temps à Salamine , dès sa naissance , par le triomphe du barbare.
Ils écrivirent , non dans le patois esclave , connne nosfroissard, nos .Toinville, mais dans la langue belle alors, c'est-à-dire ancienne; car en la déliant du rhythme poétique , ils lui conservèrent les formes de la poésie , les expressions et les mots hors du dialecte commun , témoin le passage même d'Hécatée : Ecataios Milésios ôde mutheitai, qui en italien ( car cette langue a aussi sa phrase et ses mots pour la poésie ) se traduirait bien, ce me semble , Ecateo Melesio cosi favella/A\x lieu de la façon vulgaire cosi dice Ecateo, outô legei Ecataios 0 Milésios; la différence paraît d'abord. Au grec, il ne manque , pour un vers , que le mètre seul et le rhythme , qui même revint dans la prose après Hécatée; mais ce n'est pas de quoi il s'agit. Le dialecte poétique , chez les Grecs , était le vieux grec ; en Italie , c'est le vieux toscan , qu'on retrouve dans le contado de Siène et du val d'Arno. Il ne faut pas croire qu'Hérodote ait écrit la langue de son temps commune en lonie, ce que ne fit pas Homère même, ni Orphée, ni Linus, ni de plus anciens, s'il y en eut ; car le premier qui composa , mit dans son style des archaïsmes. Cet ionien si suave n'est autre chose que le vieux attique, auquel il mêle , comme avaient fait tous ses devanciers prosateurs , le plus qu'il peut des phrases d'Homère et d'Hésiode. La Fontaine, chez nous, empruntant les expressions de Marot, de Rabelais, fait ce qu'ont fait les anciens Grecs , et aussi est plus grec cent fois que ceux qui traduisaient du grec. De même Pascal , soit dit en passant, dans ses deux ou trois premières lettres, a plus de Platon, quant au style , qu'aucun traducteur de Platon.
Que ces conteurs des premiers âges de la Grèce aient conservé la langue poétique dans leur prose , on n'en saurait douter après le témoignage des critiques anciens, et d'Hérodote, qu'il suffit d'ouvrir seulement pour s'en convaincre. Or, la langue poétique partout , si ce n'est celle du peuple , en est tirée du moins. Malherbe , homme de cour, disait : J'apprends tout mon français à la place Maubert ; et Platon , poète s'il en fût , Platon , qui n'aimait pas le peuple , l'appelle son maître de langue. Demandez le chemin de la ville à un paysan de Varlungo ou de Peretola , il ne vous dira pas un mot qui ne semble pris dans Pétrarque, tandis qu'un cavalier de San-Stefano parle l'italien francisé (mfrancesato , comme ils disent) des antichambres de Pitti. Ariane, ma sœur, de quel amour blessée' n'est point une phrase de marquis; mais nos la-
PRÉFACE DU ÏRADLCIEUR.
Iioureurs chantent -.féru de ton amour, je ne dors nuit ni jour. C'est la même expression. L'autre qui dit de Jeanne :
Sentant son cœur faillir, elle baissa la tête Et se prit à pleurer '.
n a point trouvé cela , certes , dans les salons ; il s'exprime en poète : pouvait-il mieux ? jamais , ni avec plus de grâce , de douceur , d'harmonie. C'est la langue poétique, antique; et mes voisins allant vendre un âne à la foire de Chousé, ne causent pas autrement, n'emploient point d'autres mots. Il continue de même, c'est-à-dire très bien, qui t'inspira, jeune et faible bergère... et non pas, qui vous conseilla, mademoiselle, de quitter monsieur votre père, pour aller battre les Anglais? Le ton, le style du beau monde, sont ce qu'il y a de moins poétique dans le monde. Madame Dacier commençant : Déesse, chantez, je devine ce que doit être tout le reste. Homère a dit grossièrement : Chante, déesse , le courroux....
Par tout ceci , on voit assez que penser traduire Hérodote dans notre langue académique, langue de cour, cérémonieuse, roide, apprêtée, pauvre d'ailleurs , mutilée par le bel usage , c'est étrangement s'abuser ; il y faut employer une diction naïve , franche, populaire et riche , comme celle de la Fontaine. Ce n'est pas trop assurément de tout notre français pour rendre le grec d'Hérodote, d'un auteur que rien n'a gêné , qui , ne connaissant ni ton , ni fausses bienséances, dit simplement les choses, les nomme par leur nom , fait de son mieux pour qu'on l'entende , se reprenant , se répétant de peur de n'être pas compris; et faute d'avoir su son rudiment par cœur, n'accorde pas toujours très-bien le substantif et l'adjectif. Un abbé d'Olivet , un homme d'académie ou prétendant à l'être , ne se peut charger de cette besogne. Hérodote ne se traduit point dans l'idiome des dédicaces , des éloges, des compliments.
C'est pourtant ce qu'ont essayé de fort honnêtes gens d'ailleurs , qui sans doute n'ont point connu le caractère de cet auteur, ou peut-être ont cru l'honorer en lui prêtant un tel langage , et nous le présentant sous les livrées de la cour, en habit habillé : au moins est-il sûr qu'aucun d'eux n"a même pensé à lui laisser un peu de sa façon simple , grecque et antique. Saisissant , comme ils peuvent , le sens qu'il a eu dessein d'exprimer, ils le rendent à leur manière, toujours parfaitement polie et d'une décence admirable. Figurez-vous un truchement qui , parlant au sénat de Rome pour le paysan du Danube , au lieu de ce début , • Casimir Delavigne.
Romains , et vous Sénat , a$»is pour m'écouter,
commencerait : Messieurs, puisque vous me faites l'honneur de vouloirbien entendre votre humble serviteur, j'aurai celui de vous dire.. ..Voilà exactement ce que font les interprètes d'Hérodote. La version de Larcher, pour ne parler que de celle qui est la plus connue, ne s'écarte jamais de cette civilité : on ne saurait dire que ce soit le laquais de madame de Sévigné, auquel elle compare les traducteurs d'a- I lors , car celui-là rendait dans son langage bas le ' style de la cour, tandis que Larcher, au contraire, met en style de cour ce qu'a dit l'homme d'Halicar- I nasse. Hérodote, dans Larcher, ne parle que de princes, de princesses, de seigneurs et de gens de ' qualité ;cesprinces montent sur le trône, s'emparent I de la couronne, ont une cour, des ministres et de j grands officiers , faisant , comme on peut croire , ; le bonheur des sujets, pendant que les princesses, j les dames de la cour, accordent leurs faveurs à ces jeunes seigneurs. Or est-il qu'Hérodote ne se douta jamais de ce que nous appelons prince , trône et couronne, ni de ce qu'à l'Académie on nomme faveurs des dames et bonheur des sujets. Chez lui les dames, les princesses mènent boire leurs vaches ou celles du roi leur père, à la fontaine voisine, trouvent là des jeunes gens , et font quelque sottise toujours exprimée dans l'auteur avec le mot propre : on est esclave ou libre, mais on n'est point sujet dans Hérodote. Cependant, en si bonne et noble compagnie, Larcher a fort souvent des termes qui sentent un peu l'antichambre de madame de Sévigné , comme quand il dit, par exemple : Ces seigneurs mangeaient du mouton ; il prend cela dans la chanson de monsieur Jourdain. Le grand roi bouchant les derrières aux Grecs à Salamine , est encore une de ses phrases ; et il en a bien d'autres peu séantes à un homme comme son Hérodote, qui parle congrùment, et surtout noblement ; il ne nommera pas le boulanger de Crésus , le palefrenier de C>tus , le chaudronnier Macistos ; il dit grand panetier, écuyer, armurier , avertissant en note que cela est plus noble.
Cette rage d'ennoblir, ce jargon , ce ton de cour, infectant le théâtre et la littérature sous I<ouis XIV et depuis, gâtèrent d'excellents esprits, et sont encore cause qu'on se moque de nous avec juste raison. Les étrangers crèvent de rire quand ils voient dans nos tragédies le seigneur Agamemnon et le seigneur Achille qui lui demande raison , aux yeux de tous les Grecs ; et le seigneur Oreste brûlant de tant de feux pour madame sa cousine. L'imitation de la cour est la peste du goût aussi bien que des mœurs. Un langage si poli, adopté par tous ceux qui chez nous se sont mêlés de traduire les anciens.
igo
FRAGMENTS D'HÉRODOTE
a fait qu'aucun ancien n'est traduit , à vrai dire , et qu'on n'a presque point de versions qui gardent quelques traits du texte original. Une copie de l'antique , en quelque genre que ce soit , est peut-être encore à faire. La chose passe pour difficile , à tel point que plusieurs la tiennent impossible. H y a des gens persuadés que le style ne se traduit pas , ni ne se copie d'un tableau. Ce que j'en puis dire, c'est qu'ayant réfléchi là-dessus , aidé de quelque expérience , j'ai trouvé cela vrai jusqu'à un certain point. On ne fera sans doute jamais une traduction tellement exacte et fidèle, qu'elle puisse en tout tenir lieu de l'original, et qu'il devienne indifférent de lire le texte ou la version. Dans un pareil travail, ce serait la perfection, qui ne se peut non plus atteindre en cela qu'en toute autre chose; mais on en approche beaucoup, surtout lorsque l'auteur a , comme celui-ci, un caractère à lui , quoique véritablement si naïf et si simple, qu'en ce sens il est moins imitable qu'un autre. Par malheur, il n'a eu longtemps pour interprètes que des gens tout à fait de la bonne compagnie, des académiciens, gens pensant noblement et s'expimant de même , qui , avec leurs idées de beau monde et de savoir-vivre , ne pouvaient goûter ni sentir, encore moins représenter le style d'Hérodote. Aussi n'y ont-ils pas songé. Un homme séparé des hautes classes, un homme du peuple , un paysan sachant le grec et le français , y pourra réussir si la chose est faisable : c'est' ce qui m'a décidé à entreprendre ceci ' , où j'emploie, comme on va voir, non la langue courtisanesque , pour user de ce mot italien , mais celle des gens avec qui je travaille à mes champs, laquelle se trouve quasi toute dans la Fontaine; langue plus savante que celle de l'Académie, et , comme j'ai dit, beaucoup plus grecque : on s'en convaincra en voyant, si on prend la peine de comparer ma version au texte , combien j'ai traduit de passages littéralement, mot à mot , qui ne se peuvent rendre que par des circonlocutions sans fin dans le dialecte académique. Je garantis cette traduction plus courte d'un quart que toutes celles qui l'ont précédée; si avec cela elle se lit , je n'aurai pas perdu mon temps : encore est-elle plus longue que le texte ; mais d'autres , j'espère , feront mieux et la pourront réduire à sa juste mesure , non pas toutefois en suivant des principes différents des miens.
' Ce morceau servait de préface au premier fragment de la traduction d'Hérodote, publié en 1823, et donné comme Prospectus de la traduction complète que Courier annonçait.