‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 113 sur 174 · SCÈNE VIL SAIKT-ALBAN, AURELLY, PAULINE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL SAIKT-ALBAN, AURELLY, PAULINE

JliW rattendant^ dégageons notre parole envers vous, Monsieur. Voici un ordre à monsieur de Préfort, mon correspondant de Paris, de vous compter, à votre arrivée , cinq cent mille francs.

Sa l NT- A LB AN.

Monsieur de Préfort , dites-vous ?

En bons papiers , lisez.

Saint-Albàk.

Quelque bons qu'il puissent être , vous savez que ce n'est pas là de l'argent prêt.

Des effets qui se négocient d'un moment à l'autre ?

Sâii«t«Alban.

Depuis six jours ^ celui à qui vous m'adressez^ n'en a négocié aucun.

Qui dit cela ? J'ai reçu de lui , ce matin , six cent mille francs échangés cette semaine.

Saint-Alban.

De Préfort?

Mon paiement ne roule pas sur autre cheee.

Le courrier d'aujourd'hui m'apprend qu'il est mort. ^

Quelle histoire î

Saint-Alban.

On n'a paâ dû me tromper.... Mais n'avez- vous pas vos lettres?....

Je les attends.

{Il sonne.)

348 LESDEUXAMIS,

Page 1