‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 117 sur 174 · A C II £ L L Y · texte numérisé non relu

A C II £ L L Y

Vous, Monsieur!

Saint-Alban.

Je Texige. Et vous, monsieur de Mélac, conservez votre place , honorez - la long - temps.

Unissez à votre fils cette jeune personne , qui s'en est rendue si digne , en sacrifiant pour vous toute sa fortune.

M É L A c père.

Ce serait ma plus chère envie. Mon fils ra-*dore; et^ si mon ami ne s^j opposait pas....

AuRELLY, confus.

Savez-vous qui elle est?

M É L A c père, açec effusion.

J'aurais bien dû le deviner ! le cœur d'un père se trahit mille fois le jour. Elle est ta fille , ta généreuse fille , et je te la demande pour mon fils.

Tu me la demandes ! Ah mon ami !

. ( lis se fêtent dans les bras l'un de P autre. ) M É L A c fils , à Pauline.

Mon père consent & notre union!

Pauline.

C'est le plus grand de ses bienfaits.

Saint-Alban.

Aurelly , rendez-moi votre mandat , je pars ; soyez tranquille. Vos effets de Paris me seront remis promptement; ou je supplée à tout.

358 LES D£UX AMiS.

De Yos biens?

Saint-Alban.

Puîssent-ils être toujours aussi heureusemenl employés! Vous m'avez appris comme on jouit de ses sacrifices. En vain je vous admire , si votre exemple ne m'élève pas jusqu'à Thonneur de Fimiter. — Nous compterons à mon retour.

( Chacun exprime son admiration. )

A u R E L L Y traïuporté.

Monsieur.... je me sens digne d'accepter ce service ; car , à votre place , j'en aurais fait autant. Pressez donc votre retour; venez marier ces jeunes {»exis que vous comblez de bienfaits.

M É L A c père.

Pourquoi retarder leur bonheur? Unissons-les ce soir même. £h! quelle joie, mes amis, de penser qu'un jour aussi orageux pour le bonheur^ n'a pas été tout-à-fait perdu pour la vertu !

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