‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 127 sur 174 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Rosine.

Ce sont des couplets de la Précaution inutile que mon maître à chanter m'a donnés hier.

Qu'est-ce que la Précaution inutile?

C'est une comédie nouvelle.

Bartholo.

Quelque drame encore ! quelque sottise d'un nouveau genre (i)I

Rosine.

Je n'en sais rien.

Bartholo.

Euh , euh , les journaux et l'autorité nous en feront raison. Siècle barbare !.....

Rosine.

Vous injuriez toujours notre pauvre siècle.

B A R T tî o L o.

Pardon de la liberté ; qu'a-t-il produit pour

(i) Bartholo n'aimait pas les Drames. Peut-être avait-il fait quelque Tragédie dans sa jeunesse.

qu'on le loue ? Sottises de toute espèce : la liberté 4e penser , l'attraction , rélectricité , le tolé* rantisme , l'inoculation , le quin^ina , l'encyclopédie f et les drames

Rosine, le papier lui échappe et tombe dan^ la rue.

Ah ! ma chanson ! ma chanson est tombée en vous écoutant; CQurez, contez donc. Monsieur, ma chanson ; elle sera perdue ]

BARTUpLOf

Que diable aussi, Pon tient ce qu'qn tientt {Il quitte le balcon.)

Rosine^ regarde en dedans et fait signe dam la rue.

S't, s't; {le comte paraît) ramassez vite et sauvez- vous. ( Le comte ne fait qu^ un saut, ra^ masse le papier et rentre. )

Bartuolo sort de la maison, et cherche^ Où donc est-il? Je ne vois rien,

Rosine, Sous le balcon , au pied du mur.

Bartholq.

Vous me donnez-là une jolie compiiss|on I \\ est donc passé quelqu'un?

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