ACTE PREMIER
Rosine.
Ce sont des couplets de la Précaution inutile que mon maître à chanter m'a donnés hier.
Qu'est-ce que la Précaution inutile?
C'est une comédie nouvelle.
Bartholo.
Quelque drame encore ! quelque sottise d'un nouveau genre (i)I
Rosine.
Je n'en sais rien.
Bartholo.
Euh , euh , les journaux et l'autorité nous en feront raison. Siècle barbare !.....
Rosine.
Vous injuriez toujours notre pauvre siècle.
B A R T tî o L o.
Pardon de la liberté ; qu'a-t-il produit pour
(i) Bartholo n'aimait pas les Drames. Peut-être avait-il fait quelque Tragédie dans sa jeunesse.
qu'on le loue ? Sottises de toute espèce : la liberté 4e penser , l'attraction , rélectricité , le tolé* rantisme , l'inoculation , le quin^ina , l'encyclopédie f et les drames
Rosine, le papier lui échappe et tombe dan^ la rue.
Ah ! ma chanson ! ma chanson est tombée en vous écoutant; CQurez, contez donc. Monsieur, ma chanson ; elle sera perdue ]
BARTUpLOf
Que diable aussi, Pon tient ce qu'qn tientt {Il quitte le balcon.)
Rosine^ regarde en dedans et fait signe dam la rue.
S't, s't; {le comte paraît) ramassez vite et sauvez- vous. ( Le comte ne fait qu^ un saut, ra^ masse le papier et rentre. )
Bartuolo sort de la maison, et cherche^ Où donc est-il? Je ne vois rien,
Rosine, Sous le balcon , au pied du mur.
Bartholq.
Vous me donnez-là une jolie compiiss|on I \\ est donc passé quelqu'un?