ACTE PREMIER. j
que je connaisse.^ ( // tire sa ifourse et la lai donne. ) Vous n'êtes plus à moi ; sortez : mais si la moindre indiscrétion...
Est-ce que j'ai jamais manqué à Milord?
Le Comte.
Je déteste les valets raisonneurs ^ et je me défie surtout des fripons scrupuleux*
£b bien y je ne dirai plus un seul mot : usez de moi comme il vous plaira. Mais pour la demoiselle , en vérité c'est donunage.
Vous faites l'homme de bien ; mais à la vue de l'or , votre conscience s'appaise... Je ne suis pas votre dupe.
Si vous le croyez, mon maître, voilà la bourse. Le Comte refusant de la prendre.
Cela suffît : mais qu'il ne vous arrive jamais... Approchez.^ Puisqu'on ne sait rien de ce fatal mariage. ••
JFatal ! qui vous force à le conclure ?
Le Roi qui a parlé , mon oncle qui presse : des ayantages qu'on ne rencontre pas deux fois en la vie. ( A part. ) Et plus que tout , la honte que j'aurais de dévoiler mon odieuse conduite.
Mais comment cacher ici ?
Le Comte rêvant.
Oh ! je... Quand une fois je serai marié... Et puis, elles ne verront personne... Cette maison , quoiqu'assez près de mon hôtel , est dans^ un quartier perdu... Je £erad en sorte qu'elles repaan tent bientôt. Va toujours m'annoncer, cette visiie préviendra les soupçons.....
D E I N K se retournant.
Les soupçons !: Qui diable oseraàt seulement penser ce que nous exécutons nous autres ?
Le Ç o m t e.
Il a raison. {Il le rappelé.) Ecoute, écoute.
MUord ?
Lb Comtb à Im-méme^ en se promenant.
Je crois que la tête a tourné en même temps à tout le monde. ( A Drink.) Ont-elles déjà reçu des lettres ?