ACTE PREMIER
I] n'y a personne. La nièce est chez la tante , le bon-homme de père est sorti.
L B Comte surpris.
Le père est avec elles ?
Sans lui et sans un vieux procès qu'on a déterré je ne sais où, aurait-on trouvé un prétexte à ce voyage ?
Le Comte.
Surcroît d'embarras ! Et elles sont ici?
D'hier au soir.
Le Comte.
Que ditron de mon absence?
Mademoiselle a beaucoup pleuré.
Le C o m t b.
Ah ! je suis plu$ afQigé qu'elle. Mais n'a-t-il rien percé du projet de mariage?
Oh ! le diable gagne trop à vos desseins pour y noire.
Le Comte apea humeur.
Je crois que le maraud s'ingère..*.
Parlons, Milord , sans vous fâcher. Voilà une fille de condition qui croit être votre femme.
Le Comte.
Et qui ne Test pas, veux-tu dire ?
Et qui ne peut tarder à être instruite que vous en épousez une autre. Quand je pense à ce dernier trait, après le diabolique artifice qui Fa fait tomber dans nos griffes... Un contrat supposé : des i^gistres contrefaits : un ministre de VQtre façon... Dieu sait... Tous les rôles distribués à chacun de nous , et joués... Quand je me rappelé la confiance de cette tante, la piété de la nièce pendant la ridicule cérémonie, et dans votre chapelle encore... Non , je crois aussi fermement qu'il n'y aura jamais poiu" vous , ni pour votre intendant qui fit le ministre , ni pour nous qui servîmes de témoins ^
Le Comte fait un geste furieux qui coupe la parole à Drink ^ et après une petite pause dit froidement.
Monsieur Drink , vous êtes le plus sot coquin