ACTE PREMIER
Figaro.
Brutal^ avare ^ amoureux et jaloux à Fexcès de sa pupille ^ qui le hait à la mort*
Le C o h t e.
Ainsi ses moyens de plaire sont
Figaro.
Nuls.
Le Comte,
Tant mieux* Sa probité?
Figaro.
Tout juste autant qu'il en faut pour n'être point pendu. ,
Tant mieux. Punir mi firipon en se rendant
I^eureux
Figaro. ,
C'est faire à la fois le bien public et particulier : chef-d'œuvre de morale^ en vérité, Monseigneur !
Tu dis que la crainte des galants lui fait fermer sa porte?
Figaro.
A tout le monde : s'il ppuvait la calfeutrer....
438 I LE BAllBIER DE SÉVILLE,
Ah !: diable „ tout pis,^. Auraia-tu, de Vaccès chez lui ?
Figaro.
Si j*en ai ! Primo ^ la maison que j^occupe appartient au docteur qui m'y loge gratis.
Ah, ah?
Oui. Et moi en reconnaissance , je lui promets dix pistoles d'or par an , gratis aussi.
Le Comte impatienté.
Tu es son le^alaire ?
Figaro.
De plus , son barbier , sou chirurgien , son apothicaire ; il né se donne pas dans sa maison un cbiip de raisoîr , de lancette ou de piston, qui ne soit de la main de votre serviteur.
Le Çoht^ V embrasse.
Ah ! Figaro y mon ami , tu seras moa ange > mou libérateur, mon dieu tutélaire.
Figaro.
Pesie ! comme lutilité vous a bieniîôt rappro-