ACTE PREMIER
Le Comte.
Crois-lu que Ton m^ait entendu ?
Rosine , en^dedans ^ chante. Air : Du Maître en DroiL
Tout me dit que Lindor est charmant , Que je dois l'aimer constamment....
( On entend une croisée qui se ferme avec bruit,) Figaro.
Croyez-vous qu'on vous ait entendu cette fois?
Elle a fermé sa fenêtre ; quelqu'un apparemment* est entré chez elle.
Ah ! la pauvre petite ! comme elle tremble en chantant ! Elle est prise , monseigneur.
Le Comte.
Elle se sert dti moyen qu'elle même a indiqué. Tout me dit que Lindùr est charmant. Que de grâces ! que d'esprit ! '
Figaro.
Que de ruse ! que d'amour !
, L E Comte.
Croîs-tu qû^elle se donne à moi , Figaro ?
459 LE BAHBIER DE SÉTILLE,
Figaro.
Elle passera plutôt à trarers ceHe jalousie que d^y manquer.
Le Comte.
C'ea est ùât, je suis à ma Rosiae •^ pour
la vie.
Vous oubliez^ jMQn^eiçnew, qu'elle ne vous entend plus.
L B Comte.
M. Figaro ? je n'ai qu'un mot à vous dire : elle sera ma femme ; et si vous servez bien mon
projet en lui cachant mon nom tu m^entends^
tu me connais •
Figaro.
Je me rends. Allons, Figaro, vole à la fortune, mon fils.
Xi B C o M T ?•
HetjrooSf^nous, crainte de nous rendre sùs^ pects.
Figaro, vwemenU
Moi , j^entre ici , où , par la force de mon art, je vais , d'un seul coup de baguette, endormir la vigilance , éveiller ramour , égarer la jalousiç, fourvoyer riotriguei tivef^^v^fs tiH^sles