‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 137 sur 174 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Le Comte.

Crois-lu que Ton m^ait entendu ?

Rosine , en^dedans ^ chante. Air : Du Maître en DroiL

Tout me dit que Lindor est charmant , Que je dois l'aimer constamment....

( On entend une croisée qui se ferme avec bruit,) Figaro.

Croyez-vous qu'on vous ait entendu cette fois?

Elle a fermé sa fenêtre ; quelqu'un apparemment* est entré chez elle.

Ah ! la pauvre petite ! comme elle tremble en chantant ! Elle est prise , monseigneur.

Le Comte.

Elle se sert dti moyen qu'elle même a indiqué. Tout me dit que Lindùr est charmant. Que de grâces ! que d'esprit ! '

Figaro.

Que de ruse ! que d'amour !

, L E Comte.

Croîs-tu qû^elle se donne à moi , Figaro ?

459 LE BAHBIER DE SÉTILLE,

Figaro.

Elle passera plutôt à trarers ceHe jalousie que d^y manquer.

Le Comte.

C'ea est ùât, je suis à ma Rosiae •^ pour

la vie.

Vous oubliez^ jMQn^eiçnew, qu'elle ne vous entend plus.

L B Comte.

M. Figaro ? je n'ai qu'un mot à vous dire : elle sera ma femme ; et si vous servez bien mon

projet en lui cachant mon nom tu m^entends^

tu me connais •

Figaro.

Je me rends. Allons, Figaro, vole à la fortune, mon fils.

Xi B C o M T ?•

HetjrooSf^nous, crainte de nous rendre sùs^ pects.

Figaro, vwemenU

Moi , j^entre ici , où , par la force de mon art, je vais , d'un seul coup de baguette, endormir la vigilance , éveiller ramour , égarer la jalousiç, fourvoyer riotriguei tivef^^v^fs tiH^sles

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