BARTHOLO, L^ÉVEILLÉ
L'Eveillé arrive en bâillant , tout endormi*
-/^lAH, aah , ah, ah....
Où étais-tu , peste d'étourdi , quand ce barbier est entré ici?
.L^ E'V E I IL L è.
Monsieur j'étais.... ah, aah, ah....
454 L£ BARBIER DE SÉYILLE, Bartholo.
A machiner quelque espièglerie^ sans doute ? Et tu ne Tas pas vu ?
Sûrement je Taî vu ; puisqu'il m'a trouvé tout malade , à ce qu'il dit ; et faut bien que ça soit vrai , car j'ai commencé à me douloir dans tous les membres , rien qu'en l'en-entendant pari. . . . Ah > ah 9 aah.«..
B A R T H o L o le contrefait.
Bien qu'en l'en-eutendant !.... Où donc est ce vaurien de La Jeunesse? Droguer ce petit garçon sans mon ordonnance ! H y a quelque friponnerie la-dessous.
LES ACTEURS PRÉCÉDENTS. {La Jeunesse arrii^e en ^vieillard avec une canne en béquille; il étemue plusieurs fois. )
L^ Éveillé toujours bâillant.
jUk Jeunesse?
Bartholo.
Tu éternueras dimanche.
La Jeunesse.
Voilà plus de cinquaDte%«.*. cinquante fois
dans un mcmient ( // éternue ) ! Je suis brisé.
Comment! je vous demande a tous deux s'il est entré quelqu'un chez Rosine, et vous ne me dites pas que ce barbier..—
l' Eveillé continuant de bâiller.
Est-ce que c'est quelqu'un donc monsieur Figaro ? Aah , ah....
Bartholo.
Je parie que le rusé s'entend avec lui.
L^ËVEiLLÉ pleurant comme un soie
Moi..... Je m'entends !....
La Jeunesse éternuant.
Eh mais , Monsiem- , y a-t-il..... y a-t-il de la justice ?
Bartholo.
Delà justice! C'est bon entre vous autres misérables, la justice! Je suis. votre maître, moi, pour avoir toujours raison.
La Jeunesse éternuant.
Mais pardi; quand une chose est vraie...»
Quand une cbose. est vraie ! Bi )ene veux pas qu'elle Boit vraie , je prétends bien qu'elle pe soit pas vraie. Il n'y aurait qu'a permettre à tous ces faquins là d'avoir raison , vous verriez bientôt ce que deviendrait rautorité.
IjX 3 ûvi jn B8 s B éternuant.
J'aime autant recevoir mon congé. Un service terrible , et toujours un train d'entier !
l' Eveillé pleurant.
Un pauvre homme de bien est traité comme un
misérable.
Bartholo.
Sors donc , pauvre homme de bieu! ( // tes contrefait. ) Et t'chi et t'cha ; l'un m'étemue au nez , l'autre m'y bâille.
La Jeunesse.
Ah , Monsieur , je vous jure que sans Mademoiselle , il n'y aurait.... il n'y aurait pas moyen de rester dans la maison.
( // sort en éternuant. )
Bartholo.
Dans quel ét^t ce Figaro les a mis tous ! Je vois ce que c'est : le maraud voudrait me payer mes cent écus sans^bourse délier«...%« ' ;. ..Il
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