‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 142 sur 174 · R G SI N B · texte numérisé non relu

R G SI N B

Dieux! j'entçnds montufistu*. S^Jl vous trouvait ici...... Passez par Je cabinet du clavecin-

et descendez le plus cjoucenouent que vous pourrez.

Soyez tràùquille ( à ptzrt^ montrant la lettre ). Voici qui vaut mieux que lotîtes mes observations. ( // entre dans le cabinets )

(i) Le mot enfiévré, qui n'est plus français, a excité la plus vive indignation parna^ iea pi^titains littéraires; je ne coQseille à aucun galant homme de s'en servir : mais M. Figaro!,... ^ i ' ^

i3 h Stteiirs jd^inquiéttide jupqu'à ce qu^il soit de- Jaors.*..... Que je raime, ce bon Figaro î c^est un liîen .bônziéte * homme ', irn bon parent ! Ah I *^oilii mon tyran. ;rrepretioiis mon ouvrage. ( Elle souffle la bougie , s'assied , ei prend une ^ro^ derie au tambour. )

,;,.,; ,. se È N E: l V.- B^RTHOLO, ROSJNE.

iB^ftxSoi-lo in colère.

jtxh î pialédiciion ! Periragé , le scélérat cor- Baîre de Fig^toî La , peut-on > sorlir un moment 4e chez soi, sans $tré sûr en rentrant ?•«.. î

Rosine. ' '

Qui vous met donc si fort èîi colère , Mon-

'iiâur?' : •' - . . i ; ^ l ^ ' '

Théâtre. I. 29

45o DU BARBIER DE SÉVILLE,

^ Bartholo.

Ce damné Barbier qui vient d^écloper toute ma maison ^ en un totcr dé main : il donne un narcotique à l'Eveillé, un stemutatoire à La Jeunesse ; il saigne au pied Marceline : il n'y a pas jusqu'à ma mule.... Sur les yeux d'une pauvre bête aveugle, un cataplasme ! parce qu^il me doit cent écus , il se presse de faire des mémoires. Ab , qu'il les apporte !... Et perscmne à Tantichambre ! on arrive à cet appartement comme à la place d'armes.

Rosine.

Et qui peut y pénétrer que vous , Monsieur ?

Bartholo.

J'aime mieux craindre sans sujet , que de m'exposer sans précaution ; tout est plein de gens entreprenants , d'audacieux.... N'a-t-on pas ce matin encore ramassé lestement votre chanson pendant que j'allais la chercher ? Oh ! je...*

li O 9 I N £•

C'est bieà mettre à plaisir de l'importance à tout! Le vent peut avoir éloigné ce.papier, le premier venu, que sais-je?

Bartholo.

Le vent, le premier venu !.,. Il n'y a point de

vent, Madame , poiat de premier venu dans le monde ; et c'est toujours quelqu'un posté - là exprès, qui ramasse les papiers , qu'une femme a Tair de laisser tomber par mégarde.

A Taîr , Monsieur ?

i Oui, Madame, a Fair.

Rosine â pari.

Oh ! le méchant vieillard !

Bartholo.

Maii tojLit cela n'arrivera phis ; car je vais faire sceller cette grille.

Faites mieux ; murez les fenêtres tout d'un coup ; d'une prison à un cachot , la différence est si peu de chose !

Pour celles qui donnent sur la rue , ce ne serait peut-être pas si mal..^ Ce barbier n'est pas entré chez vous , au moins ?

Rosine.

Vous donne-t-il aussi de l'inquiétude ?

45a LE BARBIER DE SÉVILLE,

Tout comme un autre.

.Rosine.

Que vos répliques iSont hoatiêtes I Bartholo.

Ah ! fiez-vous k tout lé monde ^ et vous aurez bientôt à la maison une bonne femme pour vous tromper , de bons amis pour vous la souffler , et de bons valets pour les y aider.

Rosine,

Quoi, vous n'accordez pas même qu'on ait des jprincîpes contre la séduction de monsieur Figaro?

Qui diable entend quelque chose à la bizarrerie des femmes ? et con^bien j'en ai vu de ces vertus a principes!.... ' . ^

Rosine en colère.

Mais^ Monsieur., s'il suffit d'être homme pour

nous plaire ; pourquoi donc me deplaisez-vous si fort ? ^ ' ' '

Bartholo stupéfait.

Pourquoi?... Pourquoi?... Vous ne répondez pas à ma question sur ce barbier ?

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Eh biea oui , cet homme C5t entré chez moi ; je Tai vu , je hii ai parlé. Je ne vous cache pas même que je l'ai trouvé fort aimable : et puissiezvous en mourir dé dépit !

BARTHOLO seul.

yjm ! les juifs ! les chiens de valets ! La Jeunesse, rÉveillé ? rÉveillé maudit !

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