ACTE IL 4S
6 À ti t fl Ô 1 0.
Rosine!
Rosine.
J^éiouffe de fureiir. '
Bartholo.
Elle ae trouye JCiaal.
Je m'afifaiblis^ je meurs.
Bartholo lui iûte le pouls , et dit a part.
Dieux! la lettre! Lisonts-lâ sans qu'elle en soit instruite. (// continue à lui tdter le pouls ^ et prend la lettre cfu^il tâche de lire en se tournant un peu.)
RosiNB toujours renversée*
Infortunée ! ah !...
Bartholo lui quitte te hrds^ et dit à part.
Quelle ragea-t-on d'apprendté ce qu'on craint toujours de savoir !
R 0 § I NE* Ah ! pauvre Rosine !
Bari-holo.
L'usage des odeurs.*.. prod«iit ces affections spasmodiques.
( // Ut par derrière le fauteuil dit lui tdtant le
pouls. Rosine serelèt^e un peu y le regarde finement, fait un geste de tête et se remet sans parler. )
Bartholo à part.
O Ciel! c'est la lettre de son cousin. Maudite inquiétude! Comment Tappaiser maintenant ? Qu'elle ignore au moins que je Tai lue !
( Il fait semblant de la soutenir et remet la lettre dans la pochette. )
Rosine soupire.
Ah!...
Bartholo^
Eh bien ! ce n'est rien , mon enfant ; un petit mouvement de vapeurs , voilà tout; car ton pouls n'a seulement pas varié.
{il va prendre unfiacon sur la console. )
Rosine à part.
11 a remis la lettre ! fort bien.
Bartholo.
Ma chère Rosine, un peu de cette eau spifîtueuse.
Rosine.
Je ne veux rien de vous : laissez-mpi.
. - •: '^ À d T É 'ÏI. '^ '- 487
Je cciilviens que j'aî montré trop de yîvàcité sur ce billet.
Il s'agit bien du billet! C'est votre £siçon de demander les choses qui est réyoltante.
BaUtholo^ genoux.
Pardon: j'ai bientôt senti tout mes torts ; et tu me vois à tes pieds, prêta les réparer. .
Oui , pardon I lorsque vous croyez que cçtte lettre ne vient pas de mon cousin.
Qu'elle soit d'un autre ou' de lui ; je ne veux aucun éclaircissement.
Rosine, hii présentant la lettre.
Vous voyez qu'avec de bonnes façons on obtient tout de moi. Lisez-la.
Cet honnête procédé dissiperait me^ soupçons, si j'étais assez malheureux pour en conserver.
Rosine.
Lisez*la donc , Monsieur.
^^ LE BAR^^E?^ PE JSÉVILLE, B A R T H p L p se r^tijr^.
A Dieu ne plaise que je te fa^se ^ne-pîairGiHe
injure! ,:
Vous me contrarier de la refuser. , . .
Reçois en réparati9A,çettQ naarcjue de nia parfaite confiance. Je yiais yoir la pauvre Marceline, que ce Figaro a, je ne çais pourquoi , sjiignée du pied ; n'y vieiîs-tu pas aussi ?
ïl o s I w E.
J'y monterai dans uu moment.
B A ijfl T H 0 ^ ,^.
^ Ppiçgue la paix ^t feite , MîguoiïPe^ dpmiemoi ta main. Si tu pouvais m'aimçr^ id^l^qmme tu serais heureuse !
R o^ I N R baissant les yeux.^
Si vous pouviez mç plaire , sih î CQOnne je tous aimerais !
Je te plairai, je te plairai; quand je te disque je te plairai. (Il sort.)
ROSINE le regarde alkr.
A H ! Lindor ! H dit qn'il'me plaîra!... Lisons celte lettre , qui a manqué de me causer tant de chagrin. ( Elle Ut H s^ écrie ; ) Ha j. . . jf^ai lu trop tard ; il me recommande de tenir une querp]lc ojjrv.erte avec ïnontutéur ; ^'ea!aTaîs<tiDe si bonne f 61 )€ Tai hmé édoiapper. En recevant U lettre > }'ai Bfnù que je Dougifisaîs jusqu'aAix. yeux* Ah I mon tuteur a fai$oa« Je ouiis Hect lein dfaroir %:et |i$£^e du monde qui, me dit-il âouTènt^ assure le i^aiatien des femmes en toute ocoasioai mAÎs un jiomme injuste partiendrait à liire une rusée de )'io]:K>cence même.
FIN DtJ SECOFfB ACTE*