‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 161 sur 174 · SCÈNE X I L · texte numérisé non relu

SCÈNE X I L

Les ACTEURS PRÉCÉDENTS, excepté l^KTjll^lÈi.

Bartholo d*un ton important.

V^ET homme-lâ n'est pas bien du tout.

Rosine.

Il a les yeux égarés.

L B Comte.

Le grand air l'aura saisi.

Avez-vous vu comme il parlait tout seul ? Ce

que c'est que de noug! {A Battholo.) Ah-çk,

TOUS décidez-vous , cette fois ? ( // lui pousse un

fauteuil très^-loifi du Comte et lui présente le

linge.)

Avant de finir, Madame, je dois vous dire un

mot essentiel au progrès de Tan qiie j'aî ITionneui* de vous enseiguer. ( // ^^ approche et lui parte bas à l^ oreille.)

Bartholo 4 Fiffarth

Eh mais! il semble que tous le fassiez ei^près de vous approcher^ et de tous mettre devant moi pour m'empêcher de voir....»

L B C o M T ^ bas à . Rosine.

Nous avons la clef de la jalousie^ et nous serons ici à minuit.

Figaro passe le linge au cou de Éartholo.

Quoi voir? Si c'était une leçon de danse, on vous passerait d'y regarder j mais du chant I..... ahi, ahi.

Bartholo.

Qu'est-ce que c'est?

Figaro.

Je ne sais ce qni m'est entré dans l'cei].

( // rapproche sa /lto«)

Ne frQttez-donc pas.

Figaro.

C^est le gauche. Voudriez-vous me faire le plaisir d'y souffler un peu fort?

Bartholo prend la tête de Figaro^ regarde par^dessuSj le pousse ^violemment et Da derrière les amants écouter leur conversation.

L B Comte bas à Rosine.

Et quant à votre lettre , je me suis trouvé tantôt dans un tel embarras pour rester ici..*..

F I G A R o de loin pour avertir.

Hem !••••• hem!

Le Comte.

Désolé de voir encore mon déguisement inutile

Bartholo passant entre deux.

Votre déguisement inutile !

Rosine effrayée.

Ah !.....

Bartholo.

Fort -bien. Madame^ ne vous gênez pas* Comment ! sous mes yeux mêmes , en ma présence^ on m'ose outrager de la sorte !

LbComte. .

Qu'avez-vous donc^ seigneur?

Bartholo.^ ' Perfide Alonzo !

Le C o m t s^

Seigneur Bartholo, si tous avez souvent ded lubies comme celle dont le hasard me rend témoin , ]e ne suis plus éionnc de Téloignement que , Mademoiselle a pout devenir votre femme.

R O ft I N Eé

Sa femme ! Moi ! Passer mes jours, auprès d'uû vieux jaloux ^ qui , pour tout bonheur , offre ^ ma )eunesse un esclavage abominable I

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