‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 160 sur 174 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

ROSINE, BARTHOLO. FIGARO, le COMTE.

Baktholo.

Je ne m'éuis pas trompé; tout est brisé, fracassé.

Voyez le grand malheur pour tant de train I Oîi ne toit goûtre sur l^escalîer. {[l montre la clef au Comté.) Moi, en montant, j'ai accroché iine clef;..- .

On prend garde k ce qu'on fait» Accrocher une clef! L'habile homme !

Figaro.

Ma foi , Monsieur, cherchez-en un plus subtil»

Les ACTEURS PRÉCÉDENTS, DON BAZILE.

Rosine effrayée. {A part.)

UoK Bazile!

Le Comte à part..

Juste ciel!

F I G 4. B. o à part.

C'est le diable I

Bartholo i^a au-devant de lui*

' . Ah! Bazile, mon ami, soyçz. le b^en rétabli* Votre accident n^a donc point -eu de suites? Rx vérité le seigneur Alonzo m'avait fort efi&rayé sur votre état; demandez-lui, je partais pour vous aller voir, et s'il iie m'avait point retenu,..,*

Bazilb étonné.

Le seigneur Alonzo ?...•,

Figaro frappe du pied.

Et quoi! toujours des accrocs? Deux heures

pour une méchante barbe.... Chienne de pratique !

Bazile regardant iout^ le monde.

Me ferez-vous bien le plaisir de me dire. Messieurs?.....

Voua ïui parlerez quand je serai parti.

Bazile.

Mais encore faudrait-il.....

Il faudrait vous taire, Basile. Croyez -vous apprendre à Monsieur quelque chose qu^il ignore? Je lui ai raconté que vous m'aviez chargé de venir .4attner uneJéçon de musique à votre place.

Bazile -plus étonné.

La leçon de musique !..... Alonzo !.....

Rosine à part à Bazile.

Eh! taisez-vous.

Bazile.

Elle aussi!

Le Comte has à Barthoïo.

Dites-lui donc tout bas que nous en sommes convenus.

5m le BARBIER Ûï àÉVILLE, B A ft T H-o L*o d BcTzHe à part.

N'allez pas nous déroeniir, Bazile, en disant qu'a n'est pas Totre élève , tousr gâteriez tout.

Bazile.

Ah! ah!

BAaxHoLo^ kput.

En vénié^ Ba^le, on n'a.ga& plus de lofent que votre élève.

B A z I L B stupéfc^it.

Que mon élève ! ( Las* ) Je venais pour

TOUS dire que le 'Comte est déménagé.

Bartholo èa4* /

. Jele,sai$,a tajuse^-VQM*. ;, :

Qui vous Ta dit?

B A R T H o L o bas.

Lui, apparemment!

Le Comte bas. t

Moi , sans doute : écoutez seulement.

Rosine bas d Bazilj^^ . : . .

Est-il si (difficile de voustaîi^ 7

IÇii&ARa ba9 d Bnzif^.^ - ' Hum! Grand escogrif ! Il est sourd!*

B A z I L £ d part.

Qui diable est-ce dcmc qu'on trompe ki? Tout le moade est dans le secret!

Bartholo haut.

£li biçn , Bazile , votre homme de loi ? ••••

Figaro.

Vous avez tpute la soirée pour parler de rhomme de loT.

Bartholo à Bazile.

Un mot ; dites-moi seulement si vous êtes content de rhomme de loi ?*

B A z I L R effaré i De l'homme de loi ?

Le Comte souriant.

Vous ne l'avez pas vu, Thomme de loi?

B A z I L E impatienté..

Et ! non y je ne l'ai pas vu ^ Tho^nme da loi.

Le ConiTRii Bartholo à part.

Voule?7VQW) 4o^c qu'il $'e;x:plique ici devant elle ? Renvoyez-le.

Bartholo bas au Comte.

Vous avez raison. (^- jSœ//^.) Miûsqpadmal vous a donc pris si subitement?

B A z I L E m colère.

Se ne votis «Qtcapds pas;

Le Comte lui met a part une bourse dans la main. . .

Oui : Monsieur vous demande cç que vous venez faire ici;>d^ns/ Tçlat d'indisposition où vçusêtes? . M

Il est pâle comme un mort !

Ah! je comprends.....

Le Comte.

Allez vous coucher , mon cher Bajsile : vous n'êtes pas bien, et vous nous faites mourir de frayeur. Allez vous coucher.

Figaro.

Il a la physionomie toute renversée. Allez vous coucher. i - •

D'honneur, il sent la fièvre d'une lieue. Allez vous coucher.

R o s IN E.

Pourquoi donc êtes-voùs sorti? On dit que cela se gagne. Allez vous coucher.

B A z I li E qu dernier étonnement.

Que j'aille me coucher.

Tous LES Acteurs ensemble.

Eh! sans doute.

B A z I L E les regardant tous*

En effet, Messieurs, je crois que je ne ferai pas mal de me retirer; je sens que je ne suis pas ici dans mon assiète ordinaire*

Bartholo.

A demain, toujours : si vous êtes mieux.

Le Comte.

Bazile , je serai chez tous de très-bonne heure.

Figaro.

Croyez-moi , tenez-TOus bien chaudement dans votre lit.

Rosine.

Bonsoir, monsieur Bazile.

Bazile à part.

Diable emporte si j'y comprends 'rien ! et sans cette bourse.....

Tous.

Bonsoir, Bazile, bonsoir.

S26 LE BARBIER DÉ SÉVILLE, BjLtiL^ en a^erh allant.

Eli bien! bonsoir donc j bonsoir.

( Ils l^ accompagnent tous en riant. )

S±^=JÉX

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