‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 171 sur 174 · LE NOTAIRE, DON BAZILE, LES ACTEURS PRÉCÉDENTS · texte numérisé non relu

LE NOTAIRE, DON BAZILE, LES ACTEURS PRÉCÉDENTS

Figaro.

IVloNSEiGNEUR , c^est uotrô notaire.

L E C o Jtt T u.

Et l'ami Bazile avec lui !

Ah ! qu'est-ce que j'aperçois ?

Et ! par quel hasard, notre ami?...

Bazile.

Par quel accident , ]VIe;ssieurs ?...

Le Notaire.

Sont-ce là les futurs conjoints ?

55o LE BARBIER DE SÉVILLE,

Le Comte.

Oui , Monsieur. Vous deviez tinir la Signora Rosine et moi cette nuit, chez le Barbier Figaro , mais nous avons préféré cette maison , pour des raisons que vous saurez. Avez-vous notre contrat?

Le Notaire.

J^ai donc l'honneur de parler à son Excellence monsieur le comte Aima vi va?

Précisément. ,

Bazile à partm .

Si c'est pour cela qn^îl m'a donné le passe* partout...

Le- Notaire.

C'est que j'ai deux contrats de mariage, Monseigneur ; ne confondons point : voici le vôtre ; et c'est ici celui du Seigneur Bartholo, avec la Signora.... Rosine aussi? Les demoiselles appa-< remment sont deux soeurs qui portent le même nom.

Le Comte.

Signons toujours. Don Bazile voudra bien nous servir de second témoin {lU signent^)

Mais, votre Excellence.... je ne comprends pas..»

Le Comte.

Mon maître Bazile, un rien vous embarrasse , et tout vous étonne.

Monseigneur... Mais si le docteur...

Le Comte lui jetant une bourse.

Vous faites Tenfanl I Signez donc vite.

B A z I L E étonné.

Ah! ah!...

Figaro.

Où donc est la difficulté de signer?

B A z I L E pesant la bourse*

Il n^ en a plus ; mais c'est que moi , quand j'ai donné ma parole une fois , il faut des motifs d^un grand poids*.. ( // signe. )

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