LE NOTAIRE, DON BAZILE, LES ACTEURS PRÉCÉDENTS
Figaro.
IVloNSEiGNEUR , c^est uotrô notaire.
L E C o Jtt T u.
Et l'ami Bazile avec lui !
Ah ! qu'est-ce que j'aperçois ?
Et ! par quel hasard, notre ami?...
Bazile.
Par quel accident , ]VIe;ssieurs ?...
Le Notaire.
Sont-ce là les futurs conjoints ?
55o LE BARBIER DE SÉVILLE,
Le Comte.
Oui , Monsieur. Vous deviez tinir la Signora Rosine et moi cette nuit, chez le Barbier Figaro , mais nous avons préféré cette maison , pour des raisons que vous saurez. Avez-vous notre contrat?
Le Notaire.
J^ai donc l'honneur de parler à son Excellence monsieur le comte Aima vi va?
Précisément. ,
Bazile à partm .
Si c'est pour cela qn^îl m'a donné le passe* partout...
Le- Notaire.
C'est que j'ai deux contrats de mariage, Monseigneur ; ne confondons point : voici le vôtre ; et c'est ici celui du Seigneur Bartholo, avec la Signora.... Rosine aussi? Les demoiselles appa-< remment sont deux soeurs qui portent le même nom.
Le Comte.
Signons toujours. Don Bazile voudra bien nous servir de second témoin {lU signent^)
Mais, votre Excellence.... je ne comprends pas..»
Le Comte.
Mon maître Bazile, un rien vous embarrasse , et tout vous étonne.
Monseigneur... Mais si le docteur...
Le Comte lui jetant une bourse.
Vous faites Tenfanl I Signez donc vite.
B A z I L E étonné.
Ah! ah!...
Figaro.
Où donc est la difficulté de signer?
B A z I L E pesant la bourse*
Il n^ en a plus ; mais c'est que moi , quand j'ai donné ma parole une fois , il faut des motifs d^un grand poids*.. ( // signe. )