‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 19 sur 174 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

L is Baron.

Ma foi }e ne Faî pas deviné. Voire suisse a dit que vous étiez à la cour pour un mariage...

Le Comte interrompant.

Ah, ah !.. oui: c^est... c'est un de mes parents. Vous savez que , pour peu qu'on tienne à quelqu'un, on va pour la signature...

Non : il dit que cela vous regarde.

Le Comte embarrassé.

Discours de valets... 11 est bien vrai que mon oncle , ayant eu dessein de m'établir , m'a proposé depuis peu une fille de qualité fort riche ; ( regar^ dant Eugénie.) mais je lui ai montré tant de lépugnance pour un engagement ^ qu'il a eu la bonté de ne pai insister. Cela s'est su , et peutêtre trop répandu. Voilà l'origine d'un bruit qui n'a et n'aura jamais de fondement réel.

Pardon , au moins. Je ne l'ai pas dit pour vous

fâcher. Uu joli homme conmie vous , couru des

belles...

Madame Murer.

Mon frère va s'égayer.Tron vez bon , Messieurs, que nous nous retirions.

lé B Comte saluant.

Ce sera moi , si vous le roulez bien. J'ai quelques affaires pressées*... Je tous demande la permision^ Mesdames^ de vous voir le plus souvent*.

Madame Murer.

Jamais aussi souvent que nous le désirons ^ Milord. (Le Comte sort^ le Baron Vaccompa-^ gne : ils se font des politesses.)

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