ACTE PREMIER, aaS
M É L A c père.
Jt n6 vois jamais c^ temp^ ée crîse^ tans éprouver tiii serreti^ent de cœur &ur le sort de ceux il <[ai il peut être fatal.
Et moiy je dis que la pitié qu'on a pour les fripons , n'est qu'une misérable faiblesse ; un vol qu'on fait aux honnêtes getis.Laraeédesbons est elle éteinte? Pour#4*#
Méxac père.
Je ne parle point des. fripons.
Les mal-honnêtes gens reçopnus sopt itîdîns li craindre que ceux-ci : l'on s'en méfie ; leur réputation garantit au nEK>ins de leur mauvaise loi.
M É L A c père.
Fort bien : mais*..
A tJ II E L L T.
iVlais un méchant quiiravailla vingt-ans à passer pour honnête-homme, porte un .coup mortel à la confiance , quand son fantôme d'honneur disparaît : l'exemple de âk fÀiïSse probité Êiit qu'on n'ose plus se&rfa la vénîtable.
Mélac père, douloureusement.
Mon cher Aurelly, n'y a-i-il donc point de faillites excusables? Il ne ï/xat qu'une. mort ^ .\xix retard de fonds , il ne faut qu'upe )>anquerK)ute frauduleuse un peu considérable^ pour en entraîner une foule de malheureuses.
Aurelly.
• Malheureuses OQ non; la sûre^ du commerce ne permet pas d'admettre ce^^vibûl^s différences; et les faillites qui sont exemptes 4e mauvaise foi ^ ne le sont presqiie jamais de témérité .
Mélac père.
Mais c'est outrer les choses , que de confondre ainsi.... . .
Je voudrais qu^il y eût lk-de?sus des lois si sévères qu'elles forçassent enfin tous les hommes
d'être justes.
Mélac père.
Eh! mon ami^ les lois contiennent les méchants sans les rendre meilleurs ; et les moeurs les plus pures ne peuvent sauver un honnête homme d'un malheur imprévu.
Aurelly.
Monsieur , la probité du négociant importé à