‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 82 sur 174 · SCÈNE XI L · texte numérisé non relu

SCÈNE XI L

MÉLAC père, PAULINE, AURELLY.

Pauline, habillée.

xV. H ! voiïà mon oncle de retour.

Mélac père, à part, at^ec douleur^ Et sa nièce!

Bonjour , mon cher oncle ; avez-TOus mieux; reposé cette nuit que la précédente ?

A u IV E L L T.

Fort bien; et toi?

Paulin é.

Votre conversation si sérieuse du souper m'a im peu agitée : elle m'a laissé une impression.... j'ai peu dormi.

AuRELtY en riant.

Nous aurons Soin à Favenir de monter nos bavardages sur un ton plus gai.* Nous ne devons pas troubler les nuits de celle qui nous rend les jours si agréables. (Pauline V embrassé.)

Mèlac père^ à part.

Sa sécurité me perce rame. '

AURELLLT.

Ah çà, mon enfant^ quel amusement nous disposes-tu aujourdTxui?

Pauline.

Cette après-midi ? Grand assaut de musique entre Tobstiné Mélac et moi ; vous serez les juges» Vous savez qu'il donne la préférence au violon sur tout autre instrument»

A u R E L L Y gatment.

Et toi, tu défends le clavecin à outrance ?

Pauline.

Je soutiens Fhonneur du clavecin. La loi du combat est que le vaincu sera réduit à ne faire qu^accompagmer Fautre , qui brillera seul tout le reste du concert; et je vous confie que j'ai de quoi lé faire mourir de dépit.

Bravo ! Bravo I

Mi LAC père, d'un ton pénétré.

Ne ferions-Bous pas mieux , mes amis , de remettre ce concert? Tant de gens sont à Lyon dans

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