SCÈNE XIV
PAULINE, MÉLAGfils.
Mèlxc fils entre d^un air transportée
Jl AULiî«E , Pauline , il faut que ma joie éclate à vos yeux.
Pauline.
Votre joie !
M jp L A c .fils.
Vous savez que rien ne m^intéresse , que ce qui peut nous rapprocher
Quel moment prenez-vous! Et quel ton!....
M É L A c fils.
Dussiez- vous me traiter d'importun , d'audacieux, c'est Oalui d'un amant qui peut désormais vous offrir son <:oeur et sa maiu.
Pauline.
L'un de nous est hors de setis.
M É L A c fils.
C'est moi ! C'est moi ! la joie qui me transporte*...
La joie !
Mélàc fils.
Votre oncle ne sort-il pas d'ici?
Tout ce que j'entends est si contraire à ses discours
M É L À c fils.
Il aura voulu vous inquiéter.
Pauline.
M^înquiéter !....• CotnnQient?....^ Pourquoi m'effrayer?
Ce n'est qu'un badinage obligeant.
P A u L 1 1:^ E ai^ec dépit.
On n'en fait pas d'aussi cruel.
M É L A c fils.
Quelle charmante colère ! Elle ifte ravit : elle ne touche plus que ma survivance même*
Pauline.
Je ne vous entends pas.
Mélac fils, ni)wement.
Ils n'ont rien dit ! La survivance , oui, j^e
Taî enfin ; Saint-Alban nous en a remis Tassu' rance ; yotre oncle , qui le savait , ne nous Ta caché que pour jouir de notre Surprise. Dans l'excès de ma joie , je les ai quittés pour vous en apporter la nouvelle ; et depuis im quarid^hcure , je maudis les fâcheux qui m'arrêtent. Ah Pauline! au lieu de partager cette joie
Pauline, d^un ton étouffe'.
Vous n'avez rien appris de plus ?
M É L A c fils.
Non.
Je ne puis me résoudre à lui percer Tâme.
M £ 1 A € fils. Vous pleurez , ma chère Pauline !
P A V ïi I N JE.
Malheureux ! Vous reniez m'annoncer une
nouvelle charmante, — il faut que je vous en apprène une horrible.
M Ë L A c fils.
On veut nous séparer ?
Pauline hésitant.
Ah Mélac ! si ce qu'on dit est vrai votre
père.....
M £ L ▲ C fils.
Mon père ?
Pauline.
On soupçonne.....
M £ L A c fils.
Quoi?
Pauline*
Qu'il aurait détourné les fonds.»...
M É L A c fils.
L'argent de sa caisse ?
Voilà ce qu'ils ont dit.
Mélac fils.
Quelle horrenr !
Pauline.
SaintrAlban n'en a plus trouvé.
Mélac fils.
C'est une imposture; hier au soir j'y comptai cinq cent raille livres : mais il vous aime; et, s'il cherche h nuire à mon père , croyez que c'est pour m'éloigner de vous.
Pauline.
Puissiez- vous n'avoir pas d'autre malheur à
redouter! Non , mon cher Mélac , vous n'aurez jamais de rivaux dans le cœur de Pauline.
M É L À c fils.
Vous m'aimez!
Que cet aveu soutienne votre courage I nous en aurons besoin. Saint -Alban est jaloux. Le sort de votre père me feii trembler.
Mélac fils.
Lui faites-vous, Pauline, Finjure de le croire
coupable?
Pauline.
Ah ne voyez que mon effroi. Mais nous perdons un temps précieux. Courez à votre père , allez le consoler.
Mélac fils.
Je vais renflànamer de courroux contre un traître.
Pauline.
S'il n'y avait que Saint-Alban qui l'accusât
mais mon oncle lui-même
Mélac fils.
Votre oncle !
Pauline.
Il varevenirrVous connaissez sa franchise, elle
ne lui permet paâ toujours de garder , aTec les
malheureux ^ les méoagements dont ils ont unt
besoin*..-
M £ L ▲ c fils.
Vous me glacez le sang.
Soyez présent aux ex[Jîcations; que roire boa esprit en prévienne Taigreur. Sirotre père est embarrassé y mon oncle est le seul dont on pnkse espérer un prompt secoiurs....
Mélac fils, troublée Quoi ! yoire oncle est persuadé
Craignez surtout de vous oublier avec lui : songez que ïiotre sort en dépend, {avec une
grande ejfusion. ) Mon cher Mélac Dans le
péril qui nous menace, ah!.... vous m'aurez assez méritée 9 ai vous réussissez à m'obienir.
Mélac fils.
O mélange inouil.;... NonI je ne puis comprendre N'importe, vous serez obéîe. — Je
me contiendrai. — Vous connaîtrez , Pauline , s'il est des ordres remplis comme ceux que Tamour exécute.
( // lui baise la main , et ils sortent. )
FIN DU SECOND ACtE*
ce/ ftomy/aut' il/ le^ proftoncer *ri/ doftlou^eidM^efnent/ »
^eé€> m. Scènes r.