‹ Œuvres complètes de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (volume 2)Chapitre 94 sur 174 · AURELLY, PAULINE, SAINT-ALBAN · texte numérisé non relu

AURELLY, PAULINE, SAINT-ALBAN

Pauline inquiète.

)L/u'a donc monsieur de Mélac , mon oncle ?

i} sort d'avec vous dans un état affreux. J'ai voulu

|ui parler, il s'est enfermé brusquement sans me

répondre.

Eh ] mon enfant ! Il se trouve un vide de cinq

tmi taille francs dans sa caisse , on ne sait ni conunent, ni pourquoi. Je veux m'éclaircir : monsieur de Saint-Albafu refusfe le temps nécessaire*

P A u L I j^ E ^fjray^e^

Ah ! Monsieur > si vous avez de Testîme pour nous....»

Saiwt-Alban tendrement.

De Testime L»... -* - ' ' =

Seulement jusqu'à denmin/ que je puisse découvrir , - '

P A u L I rJ E.

Jusqu^à demain , Monsieur.... Nous refuserecvous cette grâce ? , ,

Sain t-A l b a n.

Ah ! Mademoiselle , je donnerais ma vie pour vous obliger : mais mon devoir a des droits sacrés que vous ne pouvez méconnaître , vous qui remplissez si bien tous les vôtres*

Différer d'un jour , es>ce une faveur incompatible ?•..., , .

S A t N T- A L B APC.

N'abusez point de votre ascendant : il ne cpn-

262 LES DEIIX AMIS,

vient a ma mission, ni à^mon honneur que je

vous écoute plus long-temps.,

Pauline outrée •, Comme il vous plaira , Monsieur ; mais j'ai assez de confiance en rhonnêteté de monsieur de Mélac , pour croire qu'on se trompe à son égard , et qu'il n'aura besoin ni de Tappui de ses amis , ni des grâces de ses chçfs. ; ^ , r

Saint-Alban.

Puissiez-vous dire vrai , Mademoiselle ! mais dans rétat où sont les choses , il n'est pas décent que j'accepte un logement dans cette inaison. Pardon si je vous quitte.

A.uhELLY, ai^ec chaleur.

Et moi , je ne vous quitte pas ^ en quelque endroit que vous alliez .

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